dimanche 29 mars 2020

Résumé de semaines qui sont passées rapidement

Dans le courant du mois de janvier, et alors que nous commencions les préparatifs de notre départ, nous avions commencé à suivre les informations et les progrès de l'épidémie provoquée par le coronavirus.
On a donc vu l'épidémie se rapprocher de l'Europe où nous devions revenir.

Le rangement de nos affaires et la préparation de ce que l'on prévoyait de ramener en France se sont bien passées.
Nous avons eu aussi la possibilité de passer un peu de temps avec de chers amis.
Enfin, nous avons eu notre culte d'au-revoir avec les églises monkolées le 15 mars. C'était miraculeux que ce culte ait eu lieu car une semaine après, et jusqu'au 12 avril, les offices religieux sont interdits au Bénin.

Les implications de l'épidémie en Europe nous ont rattrapés deux jours avant que nous ne quittions notre maison après le culte d'au-revoir.
Notre organisation nous a conseillés, au vu de la situation sanitaire en France, de reculer notre départ. Ce n'était pas une décision facile à prendre surtout alors que l'on se réjouissait de retrouver nos familles. Cependant des amis nous ont encouragés à prendre cette décision (et la compagnie aérienne avec laquelle nous devions voyager à grandement facilité la décision en arrêtant les vols vers la France).

Depuis la mi-mars nous sommes installés à Parakou.
Suivant les recommandations des autorités françaises et béninoises nous sommes en confinement pour une certaine durée.
Les enfants ont rapidement et courageusement repris l'école. J'espère que nous allons pouvoir rapidement avancer et bien finir l'année. Et à la différence des enfants en France ou en Angleterre ils peuvent sortir jouer dehors tous les jours car ils ont une grande concession pour eux!

Dans une certaine mesure on est toujours impatient de revenir auprès de nos familles mais dans le même temps très conscient que la meilleure chose à faire est d'attendre et de prier que la situation s'améliore en Europe et en Afrique.

mercredi 12 février 2020

On a retrouvé notre maison!

Devant une grande partie de la façade sud de notre maison il y a des bougainvillers qui ont été plantés par la personne qui avait fait construire la maison.

Ces plantes se plaisent très bien et grandissent rapidement. En fait elles grandissent tellement que l'on n'a jamais réussi à les contrôler et à leur donner une taille raisonnable. Dans le même temps, quand ces plantes sont en fleur, cela fait une vue assez spectaculaire.

La photo ci-après montre l'aspect de notre maison le jour de Noël 2018.



En début d'année, et alors qu'Hilary avait un peu réduit la taille des bougainvillers, on a décidé de faire une réduction massive et drastique.
Le résultat se voit sur cette seconde photo et depuis on a retrouvé la façade de notre maison.




Un observateur attentif remarquera que les citronniers aussi ont bénéficié d'un rafraichissement. Cela devrait leur permettre de retrouver de la vigueur et de produire beaucoup (alors même que la récolte de cette année avait été exceptionnellement bonne).

lundi 20 janvier 2020

10 ans de changements autour de nous

Comme je l'écrivais récemment nous nous préparons à partir après dix années passées ici.

L'année dernière, un des garçons a fait un projet en géographie sur l'environnement dans lequel il vit.
À cette occasion on avait comparé les cartes Google à environ sept années d'écart. Cela donne une petite idée de combien notre environnement proche a changé durant le temps où nous avons vécu.

Voici une photo utilisée pour son projet:




Il nous semble que les images satellites n'ont pas été prises à la même saison donc les comparaisons sont difficiles.
Cependant, si autour de notre maison il n'y a pas eu de construction pendant les dix années passées, de l'autre côté de la route il y en a eu beaucoup plus. Les toits en tôle sont d'ailleurs bien visibles sur la photo du bas, la plus récente.

Et avec l'avènement des panneaux solaires on peut voir qu'il y a plein de maisons qui sont éclairées la nuit, chose que l'on ne voyait pas il y a dix ans.

mercredi 15 janvier 2020

Trier, trier, éliminer

Dans deux mois environ nous allons quitter notre maison au Bénin, maison où nous aurons passé un tout petit plus de dix ans.
En dix ans nous avons eu l'occasion d'accumuler pas mal de choses, des choses dont il faut à présent se séparer.

Depuis le début de l'année j'ai commencé à regarder dans mon placard pour faire du tri.
Certaines affaires sont faciles à trier car elles peuvent être tout de suite, et sans se poser de questions, jetées. D'autres sont faciles à trier car il faut les ramener en France.

Parfois le tri est un peu plus difficile. J'ai regardé cet après-midi les notes des cours que l'on avait utilisés pour apprendre la langue monkolée. Des cahiers avec des notes, des planches de photos qui servaient de support, des syllabaires...

Pour ces choses là il y a une forme d'attachement mémoriel. C'est le souvenir des cours de langue, des difficultés à s'exprimer durant les premières années. C'est aussi le souvenir des déclics, de ces moments où subitement on comprend quelque chose.
Mais le fait qu'en huit ou neuf ans je n'y ait pas touché montre qu'il est bien temps de les jeter.

dimanche 5 janvier 2020

Nouvelles pièces et vieux billets

Il y a quelques semaines je me suis rendu compte que dans mon porte-monnaie se trouvaient des pièces de monnaie très récentes. En fait, des pièces qui avaient été frappées en 2019.
2019 est certes l'année passée mais cela reste quand même récent.

C'est assez notable de voir de nouvelles pièces car les pièces de monnaie (et les billets plus encore) sont souvent sales et en mauvais état.
Les moyens de paiement par carte ou mobile money (transfert d'argent d'un téléphone à un autre) sont encore peu utilisés même s'ils existent. Donc le fait que l'on utilise les pièces et les billets pour payer presque tout explique qu'ils s'usent beaucoup et rapidement.




Sur cette photo se trouvent trois pièces de 100 francs CFA datées (respectivement de gauche à droite) en 1991, 2014 et 2019.





Sur cette photo se trouvent trois billets qui sont classés de haut en bas par ordre d'usure croissante.

Les pièces ou les billets sont parfois en tellement mauvais état que certains commerçants feront tout pour essayer de ne pas les prendre.



lundi 16 décembre 2019

Ca va (un tout petit petit peu) mieux

Dans notre région, lorsqu'une personne est malade, si on la voit ou si on voit l'un(e) de ses proches, l'une des premières questions que l'on posera sera de savoir si cela va mieux, ce qui se dit "I ce daama?" en monkolé.

A cette question il y a une réponse attendue qui est de répondre par l'affirmative ("
I ce daama? Oo, í ce daama." c'est-à-dire "Est-ce que ça va mieux? Oui ça va mieux")

Mon expérience des mois derniers est que parfois l'amélioration de l'état de santé est très très lente ou même inexistante (lire ici). Que faire alors quand on nous demande si cela va mieux.

La première solution est de modifier un peu la réponse et de dire que cela va un petit peu mieux. On dira alors "
I ce daama keeke".
Cependant parfois ça ne va pas du tout et alors il faut prendre le risque de ne pas répondre par l'affirmative mais on sent alors que ce n'est pas vraiment ce qui était attendu.

lundi 2 décembre 2019

Du travail des fourmis

Un verset du livre de Proverbes dit, "Va vers la fourmi, paresseux! Observe son comportement et deviens sage " (Proverbes 6:9).

J'ai repensé à ce verset en voyant les chemins que des fourmis ont tracés dans notre concession. Je devrais plutôt parler d'autoroute étant donné la taille des fourmis par rapport au travail qu'elles ont fait.
J'avais fait des photos il y a quelques semaines et depuis la largeur de la route s'est encore accrue.



Je ne sais pas jusqu'où va cette trace mais je sais que chaque nuit des milliers de fourmis vont et viennent le long de cette voie en respectant le sens de circulation. J'ai déjà observé une telle scène il y a quelques années et c'était impressionnant à voir.



Alors que retirer de ces observations? D'abord que l'unité et la solidarité d'un groupe permettent des résultats notables ou visibles mais aussi que de tels résultats exigent aussi que le groupe persévère.