samedi 30 juillet 2016

Nyama nyama, une expression qui décrit bien une réalité

Une des premières expressions que j'ai apprises en monkolé est l'expression "nyama nyama". "Nyama nyama" c'est du désordre, un mélange de bric-à-brac qui n'a pas forcément d'utilité et qui encombre plus qu'autre chose.

Il y a quelques semaines nous avons déménagé et libéré notre appartement dans la région nancéienne. (Pour un résumé très complet, voir ce post d'Hilary ici.)
Notre déménagement c'est, grâce à Dieu, bien passé. Comme tous les déménagements il a commencé sur les chapeaux de roues mais plus le temps passait plus cela devenait difficile d'avancer car on était encombré de
"nyama nyama". C'est, dans ma tête, l'expression qui décrit le mieux ce que je constatais.





Effectivement il arrive un moment dans un déménagement où ne restent plus de vêtements, de meubles ou de gros objets. Par contre, il reste beaucoup de petites choses comme le montrent les photos au dessus et tout cela c'est
"nyama nyama".

Pour la petite histoire, dans la demi-heure précédant la venue de la personne chargée de faire l'état des lieux de sortie, tout ce qui restait a été transféré dans notre voiture pour finir le tri ailleurs!


mercredi 13 juillet 2016

L'Europe s'ouvre à de nouveaux produits?

J'ai déjà parlé des produits importés d'Europe que l'on trouve en abondance à Cotonou ou Parakou deux grandes villes du Bénin (lire ici).
On a aussi vu, au cours des années passées au Bénin, des produits venant d'autres régions
être importés au Bénin (lire là à propos de la marque Milo).

Au début du mois de juin j'ai vu que des produits qui avaient commencé à être distribués au Bénin arrivent en Europe.
Il semble que Nestlé cherche à vendre son café 3-en-1 qui contient du café, du lait et du sucre. Je l'ai d'abord découvert à Cotonou dans ces deux versions (normal et fort) mais deux ans après cela arrive en Europe.

Sur les photos suivantes on voit les produits consommés en 2014 à Cotonou.






Et ce que j'ai reçu dans ma boîte aux lettres il y a quelques semaines.





Enfin, pour rappeler l'improtance du Nescafé au Bénin, lire ici.


dimanche 3 juillet 2016

Homo mobilis et piano gare

Il y a quelques semaines j'ai fait un déplacement au siège de notre mission pour y faire une formation.

Au cours du voyage je suis passé à la gare de Lyon Part-Dieu et j'ai été impressionné par le nombre de personnes en transit, beaucoup étant des supporters de l'Euro 2016. Les quais et le hall de la gare (qui ne se sont pas vraiment agrandis depuis que j'ai habité à Lyon en 1998-1999) étaient presque saturés. Je me suis souvenu qu'on dit parfois qu'on est dans l'ère de l'Homo mobilis c'est-à-dire une période où les gens se déplacent beaucoup et fréquemment.

En voyant cela j'ai aussi repensé au fait que cette "ère de l'Homo mobilis" on la trouve aussi en Afrique de l'Ouest.

Une des choses que j'ai découvertes en vivant en Afrique de l'Ouest c'est que même dans notre village une partie notable (mais loin d'être majoritaire cependant) de la population voyage beaucoup. Certes on trouve encore des personnes pour lesquelles aller à Kandi (la ville à 7 km de notre village) constitue un voyage mais d'autres se déplacent dans le Bénin et les pays limitrophes.

Les raisons de ces déplacements sont très diverses: étude, travail mais aussi vente des récoltes dans les zones urbaines ou achat de tissus qui sont revendus dans notre région.
Du coup les bus et les taxis sont très utilisés y compris sur des longues distances.



Enfin, ce qui m'a amusé lors de mon passage à Lyon Part-Dieu c'est le piano en libre accès que beaucoup de gens utilisaient ce qui ajoutait à l'ambiance festive.



mardi 14 juin 2016

Old Testament Theology

A Noël 2008, on m'a offert, à ma suggestion, le premier volume de la série Old Testament Theology (ou OTT) écrite par John Goldingay. C'était une recommandation d'un de nos profs de l'école biblique.
Cette série, dont la rédaction est à présent achevée, est composée des volumes suivants:

  • OTT volume 1, Israel's Gospel.
  • OTT volume 2, Israel's Faith.
  • OTT volume 3, Israel's Life.

Dans le courant du mois de mai dernier j'ai achevé le troisième et dernier volume de la série.

Ce qui peut expliquer la longue durée de cette lecture c'est le fait que si j'ai commencé à lire le premier volume à un assez bon rythme, entre 2010 et 2012 j'y ai à peine touché.
C'est après avoir lu du même auteur Key Questions about the Christian Faith au cours de l'année 2012 que j'ai compris que je devais me donner les moyens de finir le premier volume et puis la totalité de la série OTT.
Ainsi, cette lecture aura été une longue et bonne expérience qui me fait faire un certain nombre de remarques sur ce que j'ai appris.

La première leçon c'est qu'il est important de mettre à part du temps pour lire. Je n'ai pu finir la lecture de cette série qu'à partir du moment où j'ai commencé à consacrer 30 minutes par jour pour cette lecture. Même s'il ne m'a pas toujours été possible de le faire j'ai vite réalisé qu'en 30 minutes on peut bien avancer dans un livre. Et la régularité permet de rapidement trouver un rythme.

La deuxième leçon est que la lecture de cette série m'a aidé à façonner ma méthode théologique c'est-à-dire la façon dont j'aborde le texte biblique et en particulier l'Ancien Testament. Goldingay, par la façon dont le livre est rédigé, montre qu'il est essentiel de faire attention au texte biblique tel qu'il est à sa place dans le canon.
Il montre aussi comment les textes de l'Ancien Testament doivent être interprétés dans l'ensemble de l'histoire d'Israël.

La troisième leçon est de réaliser la très grande valeur de l'Ancien Testament pour lui-même et pas seulement comme faire-valoir du Nouveau Testament.
En trois volumes (et un total de 2400 pages environ) Goldingay montre la richesse de l'Ancien Testament ainsi que de l'histoire d'Israël et de sa relation avec Dieu.

Une quatrième leçon est de voir que Dieu est au centre de tout comme Créateur, Protecteur, Sauveur et Juge. Je cite Goldingay dans sa conclusion:

"What would happen if we were to start giving the scriptural narrative its due? […] The first is that the Bible is about God." (Goldingay, OTT3, 836)
Que se passerait-il si nous commencions à rendre au récit de l'Ecriture ce qui lui dû? [...] La première chose [que nous réaliserions] est que la Bible parle de Dieu"

Cette (longue) lecture restera donc une bonne expérience et il me faut décider à présent quel défi de lecture me lancer pour la suite.


samedi 11 juin 2016

Début de la fin d'année

Cette semaine a marqué le début de la fin de l'année scolaire.

Nos deux garçons ont participé aux concerts que donnait leur école. Les classes de chaque cycle avaient formé des chorales. Au cours de deux soirées, nous avons assisté aux récitals de chaque cycle.
C'était bien de voir chacun de nos garçons chanter sur scène. C'était bien aussi de constater qu'ils avaient pu participer à de telles activités car c'est plus difficile à faire au Bénin.

A présent il reste encore beaucoup d'activités de fin d'année: fête des pères, kermesse de l'école maternelle, kermesse de l'école élémentaire, spectacle de théatre, spectacle de danse et peut-être d'autres encore.
On aura donc d'autres occasions de voir les enfants montrer ce qu'ils auront appris durant l'année.


Et si cette semaine a marqué le début de la fin de l'année scolaire, cette semaine nous rapproche un peu plus de la date du retour au Bénin. On va retourner en deux temps. Au début du mois de juillet nous allons quitter la France pour l'Angleterre où nous avons quelques visites à faire. On finira aussi nos préparatifs pour le départ.
Ensuite, au début du mois d'août, on repartira vers le Bénin.

mercredi 11 mai 2016

Americanah

En 2011, lors d'une conférence à laquelle j'assistais, un des responsables de notre mission nous avait encouragés à regarder un TED Talk donné par une auteure nigérianne (voir ici, Chimanda Adichie: "Le danger d'une histoire unique").
En nous recommandant ce document, l'intention de notre responsable était de nous montrer comment les présupposés que l'on a affectent nos perceptions. C'est comme cela que j'ai découvert
Chimamanda Ngozi Adichie.



Il y a quelques semaines j'ai fini de lire un roman Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. J'avais lu deux autres romans qu'elle avait écrits (Purple Hibiscus et Half of a Yellow Sun) et comme pour les deux précédents j'ai bien aimé Americanah.

Purple Hibiscus et Half of a Yellow Sun se déroulaient à la fin des années 1960 et abordaient la vie dans le Sud du Nigéria durant les premières années de l'indépendance. Lire ces romans me donnaient l'occasion de m'intéresser à l'histoire du Nigéria.
Americanah se situe dans les années 2000 et s'intéresse à la vie des Nigérians qui ont émigré puis qui se retrouvent au Nigéria. Le roman se déroule donc au Nigéria mais aussi aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Une première chose qui rend ce livre très intéressant est le fait d'y lire l'expérience d'une des protagonistes aux Etats-Unis et de voir comment, en tant que Nigérianne, elle regarde les questions de race. Le fait d'utiliser le blog tenu par cette protagoniste est un dispositif intéressant que l'auteure utilise.

Une seconde chose qui est intéressante pour moi est d'avoir un aperçu de la vie des classes moyennes ou des classes aisées à Lagos. Un peu comme certains des articles de Guardian Lagos Week (lire ici) je découvre un autre monde ou une partie de l'Afrique de l'Ouest que je ne connais pas.

jeudi 5 mai 2016

Première sortie scolaire

L'un des intérêts de passer une année complète en Europe est que les enfants peuvent accomplir une année scolaire complète en France.
L'une des conséquences est qu'Hilary et moi avons fait trois "premières rentrées" dans la même semaine ce qui était un peu brutal (lire ici). On a aussi découvert les réunions de parents d'élèves qui ont été utiles.

Alors que la fin de l'année s'approche j'ai fait une nouvelle expérience: la sortie scolaire. Cette semaine j'ai accompagné la classe de l'un des garçons.
Sa maîtresse avait demandé que des parents se portent volontaires pour accompagner la classe à une grande réunion ou une vingtaine de classe d'écoles de la région nancéienne présentaient des expériences réalisées par les élèves encadrés par des étudiant(e)s d'écoles d'ingénieurs.

Je me suis retrouvé avec cinq autres parents à passer une matinée à encadrer un groupe d'enfants et à les encourager à regarder les présentations faites par les autres (et aussi à séparer ceux qui commençaient à faire mine de se battre).
Je pense que nous avons vite réalisés que nous n'étions pas trop nombreux car il fallait faire attention à ne pas perdre les enfants dans la masse. Le plus dur étant de s'assurer au moment de partir que les bons enfants allaient dans les bons bus pour le retour à l'école.

C'était aussi bien de voir les enfants dont j'entends parler depuis plusieurs mois et de voir aussi comment un des miens se comporte en classe. En résumé c'est assez comme les autres mais un peu moins bruyant (il préfère se réserver pour la maison!)

Pour finir, on a aussi appris que d'autres premières expériences sont en vue: le concert de fin d'année et la kermesse de fin d'année.