mardi 12 décembre 2017

Entre l'enclume du changement de programme et le marteau de la connexion internet

Cette année scolaire est difficile.
Le titre de ce post est censé résumer les deux difficultés principales de cette année: d'un côté il y a des changements de programme importants et de l'autre notre accès à internet reste très très variable et peu fiable.

Petit à petit les nouveaux programmes sont mis en place. Cette année c'est Benjamin qui est le plus affecté.
Qui dit nouveau programme dit non seulement changement dans le contenu mais aussi changement dans la méthode de travail. Sur ce dernier point il m'a fallu un long moment pour comprendre comment suivre le programme et comment organiser les choses.
En plus, le nouveau programme fait beaucoup appel à des contenus ou des activités qui sont disponibles en ligne. Et plusieurs des choses qu'il faut faire en ligne sont suffisamment bien faites pour que ça vaille vraiment le coup d'essayer de les faire.

Et c'est là qu'intervient le "marteau de la connexion internet". On ne peut pas savoir quelle sera la vitesse de notre accès internet et on n'a aucun moyen de la prévoir. Par conséquent on ne peut pas savoir quelles activités pourront être faites ou non.
La seule solution c'est d'essayer et d'utiliser différents moyens et voir ce qui marche. Et parfois on a la bonne surprise d'avoir du haut débit et comme cela Simon peut regarder une vidéo sur YouTube, vidéo suggérée dans le cadre de son cours de musique.

Alors on essaie chaque jour d'avancer au mieux en gérant les contraintes.

lundi 4 décembre 2017

A propos des achats en cours de route

Une chose qui est surprenante lorsqu'on voyage au Bénin, en particulier lorsqu'on voyage du nord au sud, c'est le fait qu'il est possible d'acheter facilement (et même sans sortir de la voiture) divers produits au bord de la route. Par contre les produits en vente sont souvent très localisés.

Ainsi, il y a principalement un village entre Allada et Bohicon dans lequel on peut acheter des ananas. C'est certainement possible ailleurs mais dans ce village il y a de très nombreux stands où l'on peut acheter.
De même il y a deux ou trois endroits au nord de Savè où on peut acheter de très bonnes arachides grillées.

Enfin, c'est au sud de Dassa que l'on peut facilement acheter du gari et du tapioca (deux produits dérivés du manioc). Sur une portion d'une dizaine de kilomètres on trouve des dizaines des stands (comme sur la photo qui suit) où sont mis en vente des sacs de gari et des sacs de tapioca.



L
orsque je voyageais en bus récemment, j'ai été très intéressé de voir comment le commerce du gari s'est adapté à l'utilisation croissante des bus.
Alors qu'on quittait Bohicon, un assistant du chauffeur a fait le tour du bus et a demandé qui voulait du gari et/ou de tapioca et combien de sacs. Lorsqu'on est arrivé près d'un stand, une heure de route plus tard, une dame attendait avec les commandes. Je suppose qu'elle avait été prévenue par téléphone et en quelques secondes le paiement a eu lieu.

Alors que nous avons été plusieurs fois à Cotonou cette année, nous avons nos habitudes. On achète le gari toujours au même endroit et souvent on nous fait cadeau de tapioca (et même de couli-couli récemment qui sont des résidus de la production d'huile d'arachide qui forment des sortes de biscuits très allongés et secs).

jeudi 16 novembre 2017

Une image et un commentaire: champ de coton



Petit à petit la sécheresse commence à changer l'aspect de notre environnement. Les champs jaunissent, les récoltes commencent et la végétation disparaît peu à peu.

Il y a pourtant des champs qui restent (pour quelques jours ou semaines encore) très beaux: ce sont les champs de coton comme celui présenté sur la photo au dessus.

Les plantes de coton portent les fibres qui sont mûres et comme la saison a été bonne les tâches blanches des fibres de coton sont très belles à voir.

jeudi 9 novembre 2017

Bus et films

Le mois dernier j'ai eu l'occasion de prendre le bus entre Parakou et Cotonou. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait le voyage de cette façon.
C'était long et il me semble que l'une des raisons était le fait d'arriver à Cotonou le vendredi soir c'est-à-dire au moment où beaucoup quittent la ville pour le week-end.

Il y a plusieurs années j'avais écrit un post à propos des films diffusés dans les bus (lire ici). J'ai été très intéressé de voir que des films sont toujours diffusés mais qu'il y a eu quelques changements (ou peut-être que j'ai vu des types de films que je n'avais pas encore vus).

Le premier film diffusé abordait, dans une sorte de drame familial, la question du nombre d'enfants et de l'infertilité.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà vu ce sujet abordé dans un film.

Le deuxième film diffusé m'a semblé être une satire du gouvernement. Sur le ton de la comédie, on voyait une sorte d'affrontement entre les partisans de la "rupture" et du "nouveau départ", et celles et ceux qui faisaient les frais de la rupture.
Il y avait de bons jeux de moments et des situations très bien imaginées. Il y avait aussi un accès mis sur la question des déguerpissements et de leurs conséquences économiques et sociales. C'est un sujet que même par chez nous on a eu l'occasion d'observer (voir ici et ).

Voilà en tous cas une façon de faire un peu passer les longues heures de voyage.

mercredi 8 novembre 2017

Octobre en coup de vent

Après plusieurs semaines de silence je me rends compte que l'absence de post est liée en bonne partie au fait que le mois d'octobre est passé en coup de vent.

Que retenir du mois d'octobre?
  • Nous avons eu notre conférence annuelle. C'était un moment très attendu par les enfants et ils sont revenus enchantés. Je suspecte que bientôt certains d'entre eux vont commencer à compter les jours jusqu'à la prochaine.
  • Nous avons eu un visiteur avec nous pour quelques jours. C'est le pasteur de l'une de nos églises en Angleterre.
  • Parmi les choses que nous avons pu montrer à notre visiteur c'est que les programmes de voiture arrivent parfois en escadrille. J'ai du faire plusieurs visites au garage pour essayer (avec un succès relatif) de régler des problèmes.
  • Et entre les visites, les déplacements et les réunions on a pu vaquer à nos activités.


mercredi 20 septembre 2017

A partir de quel moment cela devient-il excessif?

J'ai déjà mentionné que cette année la saison des pluies semble très satisfaisante (voir ici par exemple). Nous avons eu des pluies régulières et assez abondantes durant les mois de juillet et août et les champs sont beaux à voir (voir ici aussi).

Il y a quelques jours nous avions prévu de prendre une journée pour visiter une amie qui vient de donner naissance à une petite fille.
Le matin de notre départ, vers 5h00, une forte pluie a commencé et a très rapidement donné l'impression qu'elle allait durer.

Après plusieurs heures d'attente (et donc de pluie forte continue) on a décidé de se mettre en route se doutant que la pluie n'allait pas cesser facilement.
Pour cela il fallait que l'on parvienne à sortir de notre propriété dont la moitié était sous les eaux comme le montre la photo.



Le passage
pour sortir de la concession





Franchir la rivière qui s'est installé devant chez nous avant d'atteindre la route


Après être parvenus à atteindre la route je pensais que le voyage allait bien se passer. Plus on avançait sur la route plus on voyait de scène d'inondations comme celle-ci.



Une rivière normalement large de 4 ou 5 mètres


Enfin, après un peu plus d'une heure de voyage nous avons été arrêtés par une file de véhicules. Un pont avait été subermergé par les eaux et la route était donc fermée pour plusieurs heures.
Nous avons rebroussé chemin assez déçus. Le lendemain on apprenait que d'autres ponts avaient été fermés à cause des fortes précipitations.

Jusqu'à présent on entend que nos amis sont contents des pluies. On arrive cependant à la période de la saison agricole où les pluies peuvent devenir trop fortes ou trop abondantes et peuvent alors menacer les récoltes.

mardi 12 septembre 2017

De rien c'est gratuit... en fait pas tant que cela

De temps en temps il y a une expression que j'entends autour de moi et qui me frappe. Cette fois ci c'est l'expression "De rien, c'est gratuit." qui peut être parfois employée en réponse à un remerciement. Le problème (ou la racine de mon amusement quant à cette expression) est que le contexte en change parfois le sens.

Il y a quelques semaines notre frigoriste est venu faire des petits travaux sur notre refrigérateur (changer un ventilateur qui aide le frigo et compléter le gaz frigorifique). Le travail a été bien fait, à la date et dans les temps prévus et la facture était très raisonnable.

Il y a deux jours je reçois un coup de fil du frigoriste qui me demande si tout va bien. Je lui réponds que oui et que les travaus effectués étaient très satisfaisants.
Je le remercie donc pour son travail et il me répond alors
"De rien, c'est gratuit."
J'étais tenté de répondre "Non ce n'était pas gratuit j'ai payé 38 500 francs" mais je me suis retenu sachant que ce n'est pas la réponse attendue.