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dimanche 19 avril 2020

COVID-19 au Bénin

Le jour où nous avons quitté notre maison au village pour venir à Parakou nous avons appris le premier diagnostic d'un cas d'infection au coronavirus au Bénin.

Très rapidement les autorités ont mis en place des mesures d'informations et des mesures de protection.
Très rapidement aussi elles ont crée un site officiel qui regroupe les informations concernant les cas et la réponse des autorités. Le site est ici.

Une chose qui nous a frappés et que l'on a trouvée positive est le fait que les informations ont été rapidement traduites dans beaucoup de langues locales.
Ainsi, les conseils concernant les gestes barrières ont été diffusés en langue monkolée. Le lien pour les écouter est ici.
Ce qui est amusant dans ce fichier son c'est que je crois que la personne qui parle est un journaliste de la radio locale de Kandi avec lequel j'ai fait une interview en français et en monkolé après le culte d'au-revoir que les églises monkolées avaient organisé le 15 mars.

dimanche 5 janvier 2020

Nouvelles pièces et vieux billets

Il y a quelques semaines je me suis rendu compte que dans mon porte-monnaie se trouvaient des pièces de monnaie très récentes. En fait, des pièces qui avaient été frappées en 2019.
2019 est certes l'année passée mais cela reste quand même récent.

C'est assez notable de voir de nouvelles pièces car les pièces de monnaie (et les billets plus encore) sont souvent sales et en mauvais état.
Les moyens de paiement par carte ou mobile money (transfert d'argent d'un téléphone à un autre) sont encore peu utilisés même s'ils existent. Donc le fait que l'on utilise les pièces et les billets pour payer presque tout explique qu'ils s'usent beaucoup et rapidement.




Sur cette photo se trouvent trois pièces de 100 francs CFA datées (respectivement de gauche à droite) en 1991, 2014 et 2019.





Sur cette photo se trouvent trois billets qui sont classés de haut en bas par ordre d'usure croissante.

Les pièces ou les billets sont parfois en tellement mauvais état que certains commerçants feront tout pour essayer de ne pas les prendre.



mardi 4 juin 2019

Du transport et des colis

Depuis plusieurs années de nombreuses sociétés de bus opèrent au Bénin. En plus de transporter des passages elles assurent le transport de colis.

Il nous est arrivé de les utiliser pour faire transporter des choses aussi diverses que les colis avec le matériel pédagogique ou des pneus de voiture.
Et en général le transport coûte très peu cher.

Il y a quelques temps j'attendais devant le bureau d'une de ces sociétés pour récupérer un colis. Mon attention a été attirée par une affiche dont voici la photo.



On voit la liste des choses qu'il est interdit de faire transporter dans des colis. On retrouve les interdits qu'on voit dans les aéroports (par exemple). On y voit aussi des choses plus insolites auquelles la société semble avoir été confrontée.

dimanche 7 avril 2019

Des moyens de locomation et du déboisement

Depuis quelques années on voit de plus en plus de véhicules à trois roues sur nos routes. En Monkolé on peut les appeler voitures à trois jambes.

J'avais eu l'occasion de les mentionner dans le passé (lire ici).
Ces engins sont très pratiques pour transporter les récoltes et dans ce cas cela représente un surcroit de productivité et de sécurité. En effet là où les gens transportaient des sacs de 100 kg de maïs (par exemple) sur une moto on peut en transporter plus dans de meilleures conditions de sécurité sur un de ces engins.
C'est aussi utile pour transporter des matériaux de construction.
Ces engins peuvent aussi servir à transporter des groupes de personnes mais ce n'est pas nécessairement très sûr.

Il y a un usage qui m'a interpellé récemment et il est illustré sur la photo suivante.




Ces engins à trois roues permettent d'aller chercher de grandes quantités de bois dans les forêts et ces grandes quantités de bois sont facilement revendues.
Ainsi, on voit régulièrement des chargements comme celui du dessus.

Cela peut être problématique car le déboisement est une difficulté dans notre région et la possibilité de transporter et vendre facilement de grandes quantités de bois ne peut qu'accélerer ce problème.

mercredi 13 juillet 2016

L'Europe s'ouvre à de nouveaux produits?

J'ai déjà parlé des produits importés d'Europe que l'on trouve en abondance à Cotonou ou Parakou deux grandes villes du Bénin (lire ici).
On a aussi vu, au cours des années passées au Bénin, des produits venant d'autres régions
être importés au Bénin (lire à propos de la marque Milo).

Au début du mois de juin j'ai vu que des produits qui avaient commencé à être distribués au Bénin arrivent en Europe.
Il semble que Nestlé cherche à vendre son café 3-en-1 qui contient du café, du lait et du sucre. Je l'ai d'abord découvert à Cotonou dans ces deux versions (normal et fort) mais deux ans après cela arrive en Europe.

Sur les photos suivantes on voit les produits consommés en 2014 à Cotonou.






Et ce que j'ai reçu dans ma boîte aux lettres il y a quelques semaines.





Enfin, pour rappeler l'improtance du Nescafé au Bénin, lire ici.


mercredi 16 mars 2016

A propos des classes moyennes en Afrique

Le blog Afrique Décryptages de l'IFRI avait un article très intéressant en fin d'année 2015. Cet article, 'Identifier les classes moyennes africaines : Diversité, spécificités et pratiques de consommation sous contrainte' se trouve ici.
L'auteure, Clélie Nallet, y explique comment on peut identifier les classes moyennes africaines et quelles sont leurs caractéristiques.


Même si l'auteure semble avoir davantage travaillé en Afrique de l'Est qu'en Afrique de l'Ouest et dans un milieu urbain, certaines des choses qu'elle écrivait correspondent à mon expérience alors même qu'on vient de passer six années dans un village.

Beaucoup des gens que nous côtoyons dans notre village auraient tendance à se décrire comme pauvres et certainement pas comme riches.
Pourtant, j'ai remarqué par exemple qu'au cours des dernières années le parc de motos s'est renouvelé régulièrement et que plusieurs sont « montés en gamme ». Certains semblent même avoir pu investir dans l'achat de petits triporteurs (voir ici) qu'ils utilisent pour eux-mêmes mais dont ils louent aussi les services.
Les smartphones ont commencé à faire une percée.
Et puis, on a pu voir beaucoup de maisons en construction ou en amélioration. Ce sont loin d'être des villas (selon la terminologie locale) mais elles sont agréables et assez sûres.


De mon point de vue, ce sont autant des signes que les gens ont progressivement davantage de moyens financiers. Je ne dirais pas qu'ils soient riches mais ils ne sont plus aussi  pauvres qu'avant.

Par contre, il est aussi clair qu'à certaines périodes de l'année des personnes ont des difficultés financières. C'est notamment le cas pendant la période des travaux agricoles où les revenus sont inexistants et les réserves de l'année passée sont épuisées. De fait, une maladie ou un accident peut avoir des conséquences financières importantes.


C'est donc dans ce contexte que je relève quelques éléments intéressants dans l'article cité plus haut:

« Des chercheurs préfèrent alors parler de 'petite prospérité' plutôt que de classes moyennes. Cela permet de ne pas calquer les dynamiques des pays occidentaux ou émergents au continent africain et de garder à l’esprit que les pratiques de ces classes moyennes africaines sont très particulières. »
Je trouve que l'expression 'petite prospérité' est bien adaptée à la majorité (mais pas la totalité) des gens dans notre contexte. En tous cas cette expression me semble adaptée à ce que j'ai pu voir chez nos amis.

Une autre chose intéressante se trouve dans la citation suivante : « Les classes moyennes africaines mettent en place des stratégies pour se prémunir du déclassement et permettre une évolution sociale à leurs enfants. On note ici qu’un certain optimisme et un espoir dans l’avenir (au moins pour les enfants) sont une autre caractéristique essentielle de ce groupe. La 'tension' principale se joue sur la nécessité de maintenir le foyer hors de la précarité tout en lui donnant les moyens d’atteindre ses objectifs d’ascension, avec des ressources limitées. »

Nous avons commencé à observer ce phénomène de familles qui cherche à donner aux enfants les chances de réussir leurs études. Cela passe souvent par l'inscription dans un établissement privé et/ou l'emploi d'un répétiteur. Cela demande donc d'avoir des moyens pour financer ces investissements car c'est, je pense, vu comme un investissement fait par la famille.

Juste après, l'auteure écrit : « La stratégie la plus courante est la multiplication des activités : en plus d’une activité formelle qui apporte un statut et des avantages sociaux, les classes moyennes ont des "business" plus informels qui permettent de compléter les revenus et d’en diversifier les sources. […] Les revenus ainsi créés permettent d’investir dans l’éducation des enfants, dont le nombre est de plus en plus limité. »

Si l'activité agricole est l'activité de base dans notre village, de plus en plus de personnes cherchent à avoir une autre activité. Je vois cela chez les hommes qui sont aussi chauffeurs de taxi-motos, peintre en bâtiment, propriétaire d'arbres fruitiers etc.
Enfin, si l'on ne voit pas encore nécessairement une baisse du nombre d'enfants par famille, c'est une des questions les plus discutées quand on parle de famille ou de couple.


Dans la suite de l'article, il est parlé des habitudes de consommation mais l'auteure décrit des phénomènes très différents de ceux que nous observons.

Source : Clélie Nallet, 'Identifier les classes moyennes africaines : Diversité, spécificités et pratiques de consommation sous contrainte', blog Afrique Décryptages, 8 décembre 2015, accédé le 8 décembre 2015 depuis https://afriquedecryptages.wordpress.com/2015/12/08/identifier-les-classes-moyennes-africaines-diversite-specificites-et-pratiques-de-consommation-sous-contrainte/

mardi 1 mars 2016

Elections à venir

L'année dernière nous avions assisté (pour autant que le terme soit juste) aux élections législatives au Bénin. J'en avais parlé ici.
Cette année les élections présidentielles auront lieu dans quelques jours.

Je ne suis pas trop la façon dont se déroule la campagne électorale mais j'imagine qu'elle est disputée.
Voici des liens qui peuvent aider à suivre la campagne.

  • Le site du journal le Monde a mis en ligne (ici) une vidéo qui explique les principales candidatures. C'était intéressant à regarder même si je ne peux pas dire si la vidéo réflète exactement le déroulement des débats.
  • C'est aussi utile de consulter les articles sur le site de RFI (voir ici) qui a fait des reportages à Cotonou et Parakou.

jeudi 14 janvier 2016

Trajets et vitesse

Il y a quelques jours nous discutions avec deux amis de nos déplacements quand nous sommes au Bénin. On en est venu à dire que l'unité de mesure d'un déplacement n'est pas la distance en kilomètre mais la durée. Ainsi, pour un long voyage (plusieurs centaines de kilomètres) on s'est rendu compte qu'il faut compter une moyenne de 50 km/h pour estimer le temps que cela prendra. Il y a des endroits où on peut rouler vite, des endroits plus chargés et des bouchons ou des accidents entre les deux.

Pendant la période des fêtes nous sommes allés en Angleterre. Nous avions fait le choix de prendre le train et nous avons beaucoup apprécié de pouvoir voyager en train (en fait TGV puis Eurostar puis train classique).
On a aussi bien aimé le fait de savoir à quelle vitesse nous allions tant dans le TGV Est que dans l'Eurostar. Et je ne résiste pas au plaisir de donner quelques photos en dessous. On est loin de nos 50 km/h de moyenne!



A 313 km/h dans le TGV



Et à 295 km/h dans l'Eurostar

lundi 16 décembre 2013

Les choses changent encore

Après presque quatre années vécues au village, on voit les choses changer dans notre environnement.

Depuis la fenêtre de la salle où je fais l'école pour les garçons, j'ai vu ces dernières années de plus en plus de maisons construites entre notre propriété et le village.

Ces derniers jours, le grand changement a été l'installation d'une antenne relais de téléphone. Nous savions que cela devait venir et c'était une nécessité mais cela fait drôle de voir cette antenne (au centre de l'image au dessus des arbres).



  Et peut-être que cette antenne va faire venir l'internet 3G dont on voit la publicité (tout en remarquant que l'électricité n'est pas encore arrivée dans le village).

lundi 9 décembre 2013

Construire des mots

Je trouve toujours un peu délicat d'écrire sur la langue monkolée car je ne suis pas linguiste mais parfois je le fais de façon à montrer que j'aime bien cette langue.

Dans la langue monkolée, il y a des verbes et il est fréquemment possible de construire un nom dérivé de ce verbe. Pour cela on ajoute le préfixe 'ku'.
Ainsi:
  • 'cica' signifie choisir et 'kucica' signifie le choix;
  • 'bi' signifie aimer et 'kubi' signifie l'amour;
  • 'b' signifie donner naissance et 'kubí' signifie la naissance.

Il y a aussi des expressions que j'aime bien et qui utilise dans le même temps le verbe et sa forme dérivée. Je pense cela à chaque fois que je suis dans une réunion et que vers la fin on parle de sortir de la réunion.
Ainsi, on peut entendre des gens dire:
  • "Si kufita iyi aa ka fita" ce qui veut dire littéralement 'dans la sortie qu'on va sortir'
  • Ou encore "Si kufangaa iyi aa ka fangaa" ce qui veut dire littéralement 'dans la dispersion que nous allons disperser'

Enfin, j'ai même entendu une fois "Si kumɔsi iyi aa ka mɔsi" ce qui veut dire littéralement 'dans la continuation que nous allons continuer'


jeudi 13 juin 2013

Quand quelqu'un d'autre décrit mieux que moi

J'ai récemment lu un très bon blog post d'un journaliste de la BBC basé en Inde. L'article s'appelle 'Why is India obsessed with monsoon rains?' et se trouve ici (en anglais). Cet article décrit très bien ce qu'est l'attente de la saison des pluies.

L'auteur décrit dans un premier temps l'attente des premières pluies de mousson dans tout le pays ainsi que la couverture médiatique. Ensuite, le journaliste explique les raisons de cela notamment le fait que l'agriculture en Inde dépend totalement de ces pluies. Ainsi, 75% des pluies annuelles tombent entre juin et septembre et 70% des Indiens dépendent directement ou indirectement de l'activité agricole. Si l'agriculture représente 14,5% du PIB (Produit Intérieur Brut), elle emploie 58% de la population active.

J'ai bien aimé cet article car il explique en détail un phénomène assez similaire à ce qui se passe dans le nord du Bénin. Je ne suis pas en mesure de donner les chiffres sur l'importance de l'agriculture au nord du Bénin mais elle est certainement le premier employeur et toutes les familles dans les villages dépendent de leurs champs pour la nourriture.
Les pluies de la saison des pluies sont une mousson et, comme en Inde, elles sont concentrées entre juin et septembre.

Ce n'est donc pas surprenant si les dernières semaines nos amis et collègues au village ont commencé à être inquiets suite à l'absence de pluies régulières. Ce n'est pas encore un problème mis à part que la transition entre les grandes chaleurs et la saison des pluies est longue cette année. Par contre, tous disent "Si ça continue comme cela c'est mauvais!"

Alors que nous nous préparons à passer cinq semaines en Europe pour passer du temps avec nos familles, on aura quand même une pensée pour nos amis en espérant qu'ils aient les pluies nécessaires.

P.S.: et pour celles et ceux qui suivent régulièrement, rien n'a donc changé depuis ce bog post (voir ici)

mardi 11 juin 2013

Cérémonie de mariage (2)

Suite du post précédent sur une cérémonie de mariage. Le début est .

Après l'animation et l'arrivée du marié, il y a l'arrivée de la mariée.
Elle aussi est entourée d'un cortège et elle aussi visage grave pour ne pas montrer qu'elle est heureuse de quitter ses parents.


La jeune mariée sur cette photo a une robe de coupe occidentale mais le tissu était un tissu plus traditionnel mais là encore la photo ne rend pas compte des détails.




L'arrivée de la mariée peut-être précédée ou suivie de l'arrivée d'une prétendue fiancée éconduite que le marié ne
doit pas confondre avec sa femme. On lui demandera plus tard de bien s'assurer que c'est sa promise qui est assise à côté de lui.

Ensuite il y a le message par un pasteur et la bénédiction du couple. Le mariage en tant qu'acte d'état civil est fait en mairie. Durant la bénédiction les deux familles délèguent des représentants (ce ne sont pas les parents - qui parfois n'assistent pas au mariage). Ce sont eux qui assurent qu'ils seront prêts à aider le couple et donnent des conseils.




Après cette bénédiction, il y a le moment de présentation des cadeaux qui est l'occasion de beaucoup de dances, de chants et d'agitation. Toutes celles et tous ceux qui le veulent peuvent donner un cadeau aux mariés. Souvent, on dépose des pièces de monnaie ou des billets sur eux, tout étant ensuite récupérée dans une bassine avec tous les cadeaux. On lance aussi sur les mariés et sur la foule des bonbons.
C'est là que s'achève la cérémonie.

Après cela il y a le repas. Comme il y a en général beaucoup de gens présents, les différents groupes (familles des mariés, invités de marque, chorales etc.) mangent dans différents endroits.
Le défi dans l'organisation du mariage est de préparer à manger pour 500 à 600 personnes (comme lors des mariages où j'ai pris ces photos) donc souvent deux jours en avance toutes les femmes de la communauté sont mobilisées pour préparer le repas.


Après le repas, beaucoup se déplacent au domicile des nouveaux épous où les cadeaux et les effets de la jeune mariée sont apportés. Je n'ai pas été là pour cela donc ne peux pas en parler.

lundi 3 juin 2013

Cérémonie de mariage (1)

Dans un post précédent, je parlais d'une double cérémonie de mariage à laquelle j'ai été invité récemment (lire ici).

La cérémonie a eu lieu dans un village. Elle se déroulait en plein-air et sous l'ombre de nombreux manguiers ce qui était très agréable étant donné que l'on était en saison chaude.




Beaucoup de chorales sont invitées pour animer la première partie de la cérémonie. Certaines passent parfois plus de temps à s'installer avec leur matériel qu'à chanter mais l'essentiel est d'être là d'autant que la personne présidant la cérémonie s'assure que chaque chorale est traitée assez équitablement.
Ce temps d'animation musicale est l'occasion pour les chorales de présenter de nouveaux chants. Avec l'arrivée des téléphones portables équipés de caméra et de micros, c'est aussi un moyen de diffuser tous ces chants.

Le premier grand moment est l'arrivée du marié avec son cortège. Il est accompagné d'un jeune homme ou d'un jeune garçon qui le guide, lui arrange ses vêtements, prend soin de lui.




Ce qui frappe tout de suite lors de l'arrivée du marié est qu'il ne fait pas de sourire. Il a un visage grave, montrant pas d'émotions.
Sur cette photo, le marié porte un costume traditionnel. Malheureusement, la mauvaise qualité de la photo ne fait pas justice à la qualité du tissu et des broderies. Certains mariés choisissent un costume occidental.

Je vais pauser ici et continuer dans un autre post la suite de la cérémonie.

mercredi 15 mai 2013

Où la pluie refait parler d'elle


Deux expressions monkolées que j'aime:

'ijĩ í bi ku naa'
c'est-à-dire la pluie veut venir.

'ijĩ wa dɛ ku naa'
c'est-à-dire la pluie est en train de chercher à venir.

Ce sont deux expressions que l'on a souvent entendu ces derniers temps.

En effet alors que cette année les grandes chaleurs se sont arrêtées assez tôt, les pluies ont commencé tardivement (et ce ne sont pas encore les grandes pluies). Du coup, on a souvent eu des après-midi où on voit le ciel se couvrir, les nuages d'orage s'assembler et la pluie passer soit au sud, soit au nord mais jamais chez nous!
Et donc on entendait ces commentaires
'ijĩ í bi ku naa' ou 'ijĩ wa dɛ ku naa' avec une pointe de déception.

lundi 13 mai 2013

Mariages

Je disais dans un post récent (lire ici) que les mois de mars et d'avril (et mai dans une certaine mesure) sont riches en mariage. Cette année je suis allé à deux mariages mais le second était un double mariage. En effet deux couples se mariaient le même jour.

Cette idée de double mariage peut paraître surprenante mais je peux voir les avantages. D'abord, le nombre de samedi possibles étant réduits c'est une optimisation du temps (c'est mon côté très - trop? - axé sur le temps qui parle). Ensuite (et peut-être surtout), cela permet de contrôler les dépenses liées à la cérémonie ou en tous cas partager certains frais. J'écris cela avec précaution car je n'ai pas enquêté sur cela (mais une femme du village avait suggéré cette idée dans le passé). Même si chaque couple avait ses propres invités, les frais engagés pour d'autres personnes qui sont invitées au mariage (chorale, amis) pouvaient se partager.

Cette cérémonie était très bien. Il m'a semble que les deux couples ont été traités de façon similaire. Du coup, cette double cérémonie ne donnait pas l'impression de se faire au détriment des jeunes mariés.

Voici une photo prise en arrivant qui montre les quatre fauteuils pour les deux couples (sur la droite) et les quatre autres pour leurs accompagnants.


.


Je vais essayer de faire un (ou des) posts qui présente(nt) le déroulement de la cérémonie.

lundi 6 mai 2013

Et le recyclage?

--> Dans un récent post (lire ici) j'utilisais comme prétexte les cours d'ICM de Simon pour parler de la consommation d'eau et d'électricité. Toujours dans cette même matière, Simon a aussi étudier la question du recyclage. Même si ce n'est peut-être pas ce que les auteurs de son manuel ont en tête, Simon a de bons exemples de recyclage (et quelques moins bons aussi).

Quelques exemples:

  • Les boites de conserve qu'on utilise sont très prisées par les femmes du village qui s'en servent pour faire la cuisine. Il y a en effet des sortes de gâteaux que l'on fait et que l'on cuit dans des boites de conserve.
  • Les bouteilles en verre sont aussi réutilisées et cela même a une assez grande échelle. Dans les magasins on peut acheter des arachides grillées ou des noix de cajou grillées et elles sont vendues dans des bouteilles recyclées. Parfois l'étiquette originale n'a pas été enlevée donc on achète des noix de cajou dans une ancienne bouteille de gin ou de pastis!
  • A la fin de l'école biblique on a organisé un repas de clôture et pour l'occasion on a acheté de sodas (dans des bouteilles en plastique). Beaucoup sont repartis avec les bouteilles vides car cela sert de gourde.
  • Je parlais d'exemple de recyclage plus contestable, on voit aussi les bidons d'huile de moteur qui sont réutilisées comme récipient pour transporter l'eau et cela même si souvent sur le bidon d'huile il y a mentionné que l'on ne peut pas les réutiliser pour transporter de l'eau. La même chose se produit avec les bidons d'herbicides. Ce n'est pas rare de voir de jeunes bouviers qui ont comme gourde une ancienne bouteille de glyphosate ou d'autre traitement.

Même si Simon connaît cela, je pense qu'on fera une visite dans une déchetterie la prochaine fois qu'on est en Europe de façon à ce que les cours soient moins théoriques!

Parlant de déchetterie, il faudra aussi que je me penche sur la question ici car on commence à accumuler pas mal de déchets encombrants pour lesquels je n'ai pas encore trouvé de destination (chutes de toles pour les toits, lampes en panne etc.)

lundi 29 avril 2013

Le vert est de retour!

Je pense que le sujet de ce blog post est un marronier.
Chaque année à pareille époque (plus ou moins) la même chose revient. Dans ce cas-ci il s'agit de la réapparition de l'herbe verte! C'est toujours quelque chose que l'on guette car on n'a plus vu d'herbe verte dans notre propriété depuis plus de 6 mois!

Il y a eu quelques pluies ces dernières semaines (trois pour être honnête). Ce n'est pas la saison des pluies mais c'est suffisant pour faire repartir la végétation et donc des petits brins d'herbe apparaissent.



Pour le moment c'est très beau mais dans quelques semaines se posera la question de savoir si on coupe ou si on désherbe tellement ça aura bien poussé!

mardi 23 avril 2013

Pollution, sacs en plastique et économies

J'avais déjà mentionné il y a quelques mois qu'un des cours que Simon suit est l'Instruction Civique et Morale (voir ici et pardon pour la faute d'orthographe à Morale).

C'est toujours très intéressant de voir comment Simon interagit avec le programme. C'est tout particulièrement vrai dans cette matière qui parfois tient peu compte du fait que les élèves ne vivent pas nécessairement en France.

Ces temps derniers, SImon a abordé une initiation au développement durable.

Le premier thème était la pollution. Simon n'a eu aucun mal à parler de la pollution du sol et en particulier par la présence de sacs plastiques. Partout autour de nous on voit des sacs plastiques jetés par terre. Ces sacs sont donnés avec tout achat (depuis les vis jusqu'à la nourriture qu'on achète au bord de la route). Dès que l'on n'en a plus besoin on les jette. Du coup, on voit souvent des sacs atterrir dans notre propriété ce qui fait que de temps en temps on les ramasse pour les brûler (pas très écologique mais c'est la moins pire des façons de faire).



Ensuite, Simon s'est intéressé aux économies d'eau et d'électricité. Là je pense que Simon est un peu expert. Avec notre système électrique l'économie d'électricité est une nécessité. Il est même tellement expert (ou tellement préoccupé des économies) que dans un exercice où il devait donner des conseils pour économiser l'électricité, il conseillait d'éteindre toutes les lampes et tous les appareils (y compris l'ordinateur où la personne travaillait).

En ce qui concerne les économies d'eau, il sait aussi de quoi on parle. On fait attention aux quantités d'eau qu'on utilise car on doit pomper notre eau. Dans la leçon il était donné le chiffre de 500 litres d'eau perdus par jour pour une chasse d'eau qui fuit. J'ai expliqué à Simon que ça représente la moitié de notre réserve.
Mais il a quand même été surpris par le fait que en Europe le linge est lavé à l'eau potable et qu'on se lave les mains et le corps avec de l'eau potable aussi. Ici l'eau potable est filtrée pour être bue mais on utilise l'eau non filtrée du puit pour le reste.
En précisant que l'eau du robinet est potable en Europe, Simon a mieux compris la notion de coût de l'eau.

P.S.: la photo est celle d'un pagne que j'ai vu dans une réunion où j'assistais récemment. Belle illustation des économies d'eau!

mercredi 16 mai 2012

Spectaculaire mais ....

En ce moment je parle beaucoup de météo, c'est peut-être mon moi-un-peu-britannique qui aime bien cela.

Dans le post précédent (lire ici), je mentionnais qu'on a, quand arrivent les premières pluies, des vents de sable. On en a encore eu il y a quelques jours et j'ai pris quelques photos.







En voyant cela je suis très impressionné car c'est assez spectaculaire.

Cependant, je sais aussi qu'une grande partie de cette poussière ce sont les couches superficielles du sol qui sont enlevés par le vent rendant les terres agricoles encore plus fragiles.
Ces vents de sable sont spectaculaires mais les champs perdent donc une partie de la terre.

Et la pluie qui vient ensuite est souvent violente et poursuit le travail d'érosion. Bref, beaucoup de choses qui font que l'agriculture est difficile et fragile.

lundi 7 mai 2012

Fier malgré tout!

Durant le mois de mai nous avons avec nous une jeune fille venant de Belgique. Elle fait un séjour de quelques mois au Bénin et elle vient s'occuper de la scolarisation de Simon.

Ce qui m'a frappé dans les premiers jours de sa présence c'est que dans une certaine mesure je suis assez fier de notre climat (je ne trouve pas de mot qui exprime bien les choses dont 'fier' devra aller). 

Certes, il y a des mois qui sont plus difficiles que d'autres. En particulier avril et mai ne sont pas drôles tous les jours avec des températures continuellement élevées.

Cependant, dans les premières heures de son arrivée, notre visiteuse a pu voir la variété et le caractère un peu extrême de la météo par chez nous. Ainsi elle a commencé son séjour avec un après-midi autour de 42°. Dans la soirée elle a ensuite eu un bel orage avec une bonne pluie (ça fait descendre la température et augmenter l'humidité). Et le lendemain elle a vu un grand vent de sable venir nous distribuer un peu de poussière en plus.

Dans l'ensemble c'est très spectaculaire et c'est cela que j'aime bien. Notre climat ne fait pas dans la demi-mesure: tout est toujours en grand! C'est peut-être cela que j'aime et dont je suis un peu fier.

La photo a été prise par Hilary en fin d'après-midi il y a quelques jours avant un orage. La couleur très orange est tout à fait naturelle et spectaculaire!