mardi 9 janvier 2018

Les sacs envahissent l'église

Les récoltes sont très avancées dans notre région.
On voit chaque jour des camions de coton descendre vers les usines d'égrainage. Des tracteurs tirant des remorques de sacs de maïs et autres céréales circulent.

On voit aussi que les récoltes sont bien avancées car dans l'église on voit de plus en plus de sacs qui sont entreposés comme le montre cette photo.



La raison de la présence de ces sacs c'est que les gens de l'église, une fois les récoltes achevées donnent leurs dîmes et beaucoup font cela en nature. Les gens apportent donc des sacs de maïs (ou d'arachides) et les déposent à l'église.
Par la suite les responsables de l'église auront la charge de vendre le maïs pour transformer les dîmes en espèces.

Je vois combien ce système est adapté aux conditions locales: les récoltes sont la principale source de revenus donc il est pratique de collecter les dîmes de cette façon.
Se pose par contre la question de la transformation de la dîme en nature en dîme en espèce. Etant donné les fluctuations de prix des céréales, est-ce que les reponsables d'église doivent tenir compte des variations de prix pour choisir quand vendre? Est-ce de la spéculation? Ce sont des questions qui auraient mérité un CIM lorsqu'on était à l'école biblique.

CIM (ou Contemporary Issues in Mission) était une session hebdomadaire où les étudiants réfléchissaient sur des questions missiologiques pratiques liées à l'évangélisation ou à la vie d'église.

jeudi 21 décembre 2017

Retrouver la tête ou la santé

Préambule: l'idée de ce post est d'Hilary qui a eu ce trait d'humour en monkolé. Je ne fais que l'adapter.

La semaine dernière Eve était chagrinée car un personnage en carton qu'elle utilise parfois pour jouer était déchiré. Il avait, comme le montre la photo, perdu la tête.



Après quelques manipulations et avec un peu de scotch, Eve a été consolée et le personnage a retrouvé la tête.



En monkolé, on pourrait dire "Lafɛ̃ɛ í ba iri" c'est-à-dire cette personne a retrouvé la
tête. Ce qui est amusant c'est que l'expression "ku ba iri" signifie être guéri.
Le personnage de Eve a donc retrouvé sa
tête et été guéri.

mardi 12 décembre 2017

Entre l'enclume du changement de programme et le marteau de la connexion internet

Cette année scolaire est difficile.
Le titre de ce post est censé résumer les deux difficultés principales de cette année: d'un côté il y a des changements de programme importants et de l'autre notre accès à internet reste très très variable et peu fiable.

Petit à petit les nouveaux programmes sont mis en place. Cette année c'est Benjamin qui est le plus affecté.
Qui dit nouveau programme dit non seulement changement dans le contenu mais aussi changement dans la méthode de travail. Sur ce dernier point il m'a fallu un long moment pour comprendre comment suivre le programme et comment organiser les choses.
En plus, le nouveau programme fait beaucoup appel à des contenus ou des activités qui sont disponibles en ligne. Et plusieurs des choses qu'il faut faire en ligne sont suffisamment bien faites pour que ça vaille vraiment le coup d'essayer de les faire.

Et c'est là qu'intervient le "marteau de la connexion internet". On ne peut pas savoir quelle sera la vitesse de notre accès internet et on n'a aucun moyen de la prévoir. Par conséquent on ne peut pas savoir quelles activités pourront être faites ou non.
La seule solution c'est d'essayer et d'utiliser différents moyens et voir ce qui marche. Et parfois on a la bonne surprise d'avoir du haut débit et comme cela Simon peut regarder une vidéo sur YouTube, vidéo suggérée dans le cadre de son cours de musique.

Alors on essaie chaque jour d'avancer au mieux en gérant les contraintes.

lundi 4 décembre 2017

A propos des achats en cours de route

Une chose qui est surprenante lorsqu'on voyage au Bénin, en particulier lorsqu'on voyage du nord au sud, c'est le fait qu'il est possible d'acheter facilement (et même sans sortir de la voiture) divers produits au bord de la route. Par contre les produits en vente sont souvent très localisés.

Ainsi, il y a principalement un village entre Allada et Bohicon dans lequel on peut acheter des ananas. C'est certainement possible ailleurs mais dans ce village il y a de très nombreux stands où l'on peut acheter.
De même il y a deux ou trois endroits au nord de Savè où on peut acheter de très bonnes arachides grillées.

Enfin, c'est au sud de Dassa que l'on peut facilement acheter du gari et du tapioca (deux produits dérivés du manioc). Sur une portion d'une dizaine de kilomètres on trouve des dizaines des stands (comme sur la photo qui suit) où sont mis en vente des sacs de gari et des sacs de tapioca.



L
orsque je voyageais en bus récemment, j'ai été très intéressé de voir comment le commerce du gari s'est adapté à l'utilisation croissante des bus.
Alors qu'on quittait Bohicon, un assistant du chauffeur a fait le tour du bus et a demandé qui voulait du gari et/ou de tapioca et combien de sacs. Lorsqu'on est arrivé près d'un stand, une heure de route plus tard, une dame attendait avec les commandes. Je suppose qu'elle avait été prévenue par téléphone et en quelques secondes le paiement a eu lieu.

Alors que nous avons été plusieurs fois à Cotonou cette année, nous avons nos habitudes. On achète le gari toujours au même endroit et souvent on nous fait cadeau de tapioca (et même de couli-couli récemment qui sont des résidus de la production d'huile d'arachide qui forment des sortes de biscuits très allongés et secs).

jeudi 16 novembre 2017

Une image et un commentaire: champ de coton



Petit à petit la sécheresse commence à changer l'aspect de notre environnement. Les champs jaunissent, les récoltes commencent et la végétation disparaît peu à peu.

Il y a pourtant des champs qui restent (pour quelques jours ou semaines encore) très beaux: ce sont les champs de coton comme celui présenté sur la photo au dessus.

Les plantes de coton portent les fibres qui sont mûres et comme la saison a été bonne les tâches blanches des fibres de coton sont très belles à voir.

jeudi 9 novembre 2017

Bus et films

Le mois dernier j'ai eu l'occasion de prendre le bus entre Parakou et Cotonou. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait le voyage de cette façon.
C'était long et il me semble que l'une des raisons était le fait d'arriver à Cotonou le vendredi soir c'est-à-dire au moment où beaucoup quittent la ville pour le week-end.

Il y a plusieurs années j'avais écrit un post à propos des films diffusés dans les bus (lire ici). J'ai été très intéressé de voir que des films sont toujours diffusés mais qu'il y a eu quelques changements (ou peut-être que j'ai vu des types de films que je n'avais pas encore vus).

Le premier film diffusé abordait, dans une sorte de drame familial, la question du nombre d'enfants et de l'infertilité.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà vu ce sujet abordé dans un film.

Le deuxième film diffusé m'a semblé être une satire du gouvernement. Sur le ton de la comédie, on voyait une sorte d'affrontement entre les partisans de la "rupture" et du "nouveau départ", et celles et ceux qui faisaient les frais de la rupture.
Il y avait de bons jeux de moments et des situations très bien imaginées. Il y avait aussi un accès mis sur la question des déguerpissements et de leurs conséquences économiques et sociales. C'est un sujet que même par chez nous on a eu l'occasion d'observer (voir ici et ).

Voilà en tous cas une façon de faire un peu passer les longues heures de voyage.

mercredi 8 novembre 2017

Octobre en coup de vent

Après plusieurs semaines de silence je me rends compte que l'absence de post est liée en bonne partie au fait que le mois d'octobre est passé en coup de vent.

Que retenir du mois d'octobre?
  • Nous avons eu notre conférence annuelle. C'était un moment très attendu par les enfants et ils sont revenus enchantés. Je suspecte que bientôt certains d'entre eux vont commencer à compter les jours jusqu'à la prochaine.
  • Nous avons eu un visiteur avec nous pour quelques jours. C'est le pasteur de l'une de nos églises en Angleterre.
  • Parmi les choses que nous avons pu montrer à notre visiteur c'est que les programmes de voiture arrivent parfois en escadrille. J'ai du faire plusieurs visites au garage pour essayer (avec un succès relatif) de régler des problèmes.
  • Et entre les visites, les déplacements et les réunions on a pu vaquer à nos activités.