mardi 20 juillet 2010
Cotonou
Il y a deux semaines je suis allé à Cotonou pour chercher des amis qui travaillent cet été au Bénin.
Une chose qui avait facilité notre installation l'année dernière c'était le fait qu'un collègue vienne nous chercher pour nous amener à Parakou (moins de stress avec les enfants, les bagages, les cars ou les taxis). On a donc pensé que c'était plus facile que j'aille chercher nos amis qui ont deux jeunes enfants avec eux.
J' ai profité de ce voyage pour faire quelques courses. Si la variété de choses que l'on peut acheter à Cotonou est très impressionante, j'ai trouvé tout cela très fatigant. Je n'ai plus l'habitude de devoir choisir entre 5 versions d'un même produit. A Parakou, et à plus forte raison à Kandi, tu prends dans ce qui est présenté!
Alors que trouve-t-on à Cotonou?
On trouve beaucoup de magasins type supermarchés. On a presque l'impression que les supermarchés se spécialisent, Ainsi, il y un Leader Price où on trouve (entre autres) des produits de cette marque, le supermarché du Pont vend principalement les produits français classiques et supermarché Mayfair pour les produits plus britanniques et asiatiques.
C'est d'ailleurs assez amusant de faire ses courses à Mayfair. on a presque l'impression de se retrouver à Tesco ou Sainsbury's (mais en 100 fois moins grand - c'est dur de se croiser dans les quelques allées du magasin). Ainsi on trouve: Shredded wheat, thé PG tips, Bird's Custard, Foxs Creams ginger biscuits, Lyle's Golden Syrup, Marmite, produits Imperial Leather etc. etc. Et à la caisse, il est plus facile de parler avec le patron en anglais qu'en français. Bon, j'aime bien voir les rayons mais on ne prend plus trop ces produits.
En un sens, ces différents magasins montrent que les expatriés viennent de partout et plus seulement de France. Il y a de plus en plus d'asiatiques qui travaillent à Cotonou ce qui diversifie l'offre de produits.
Et puis il y a un hypermarché, Erevan, près de l'aéroport. Là c'est un bon moyen de se repréparer à l'Europe car ça ressemble à un hyper en France.
Enfin, il est aussi possible d'acheter sur les marchés ou aux carrefours et aux feu-rouges. Là on trouve tout (recharges de téléphones, ballons, lunettes de soleil, casque de moto, mouchoirs, couvre-sièges de voiture) à des prix qu'il faut négocier sachant qu'essayer de négocier le prix d'une boite de mouchoirs à un feu rouge dans le centre de Cotonou est un peu sport et demande d'être sourd aux klaxons.
samedi 19 juin 2010
Fieldwork
So, since beginning of June we have stopped our language lessons with the pastor. I've have done some work around the house and listened to recordings in Monkolé. Hilary is busy preparing the next stage of our language learning.
But language and culture learning is also about becoming part of the community and participating in the community. So last Thursday morning we have done something more practical. We have been in the field with the lady who helps with housework. She was planting peanuts and we helped her.
So a couple of pictures to explain:
Planting the seed in a little hole in the soil
jeudi 17 juin 2010
Semailles
Une des conséquences c'est que les cours de langue sont en stand-by depuis le début du mois de juin. Cependant, l'apprentissage linguistique et culturel c'est plus que les cours, ce sont rencontrer et visiter les personnes et c'est aussi participer à la vie de la communauté.
Ainsi dimanche dernier, j'ai assister à une partie de la cérémonie de libération d'un apprenti. Comme je n'ai pas eu le temps de tout voir je n'en parlerai pas là.
Par contre ce matin, avec Hilary et les garçons nous avons un peu expérimentés un peu les travaux agricoles.
Après des pluies importantes la nuit dernière et ce matin, la dame qui travaille chez nous le matin est venu pour dire qu'elle voulait semer l'arachide dans le champ qu'elle cultive dans notre propriété. Du coup nous sommes allés observer et participer aux semailles d'arachide.
En fait, ce matin c'était la deuxième fois que les semences avaient lieu. Les gens avaient semés il y a quelques jours et ont voyait déjà des petites plantes commencer à pousser. Donc le travail du jour consistait à:
- Faire des trous dans le sol là où les semences précédentes n'avaient pas germées.
- Mettre une graine d'arachide dedans.
- Recouvrir de la terre.
Reste juste à espérer que nos débuts dans le travail agricole ne vont pas gâcher le travail et que ce qu'on a semé va germer. Réponse dans deux ou trois semaines.
dimanche 13 juin 2010
Visite royale... et stress culturel
Cela étant, ce matin nous avons eu une visite de la plus haute importance.
En effet, vers 7h00 alors que j'étais en train de préparer le petit déjeuner, deux hommes m'appellent à la porte de la concession. Je vais ouvrir et reconnais tout de suite que c'est l'un des rois du village qui est là avec un aide.
Je dois dire que si j'ai reconnu l'un des rois c'est à son chapeau. En effet, il porte un chapeau vers l'arrière et on nous a appris que seuls les rois le porte de cette façon.
Je les fais entrer à la maison et les fait asseoir au salon. On parvient à discuter en monkolé, les garçons saluent correctement et font des sourires. Après une dizaine de minutes de discussion, nos visiteurs repartent.
J'ai beaucoup apprécié cette visite et j'espère que ça s'est bien passé. C'est d'ailleurs ce qui m'amène à la seconde partie du titre de ce post.
En effet, dans les minutes qui ont suivi la visite j'ai eu la même réaction qu'après toute discussion ou interaction ici: une impression de stress culturel.
En effet j'ai commencé à réaliser toutes les erreurs que j'ai pu (ou sûrement dû) faire: je n'ai pas fait une vraie genuflexion au moment de saluer, je ne sais plus si j'ai employé le pluriel de respect en parlant au roi, je l'ai fait entrer par la cuisine car la porte principale de la maison était encore bloquée, j'ai donné de l'eau mais ne savais pas si c'est cela qu'il fallait faire etc. ...
Bref, au lieu de me dire que j'ai vu le roi, je stresse!
En résumé et cela caractérise beaucoup de ce qu'on vit en ce moment, même s'il y a des motifs de satisfaction et même si j'ai un peu compris ce dont on a discuté, chaque discussion ou chaque rencontre entraîne son lot de questions ou de doutes, fait réaliser qu'il y a tellement de choses que je ne comprends pas.
Je pense que dès que c'est possible je vais me faire débriefer et expliquer l'étiquette par le pasteur de l'église.
jeudi 6 mai 2010
Papa il faut...
Mais comment faire pour apprendre la politesse à Simon?
Depuis quelques mois; une nouvelle expression est entrée dans le vocabulaire de Simon: « Papa, il faut... » suivi de « ... jouer au foot », « ... lire des livres », « ... me donner de l'eau » etc.
Le problème que j'ai eu c'est que Simon ne semble pas comprendre que ce n'est pas, de mon point de vue, la façon correcte de demander quelque chose. Certes, et il faut mettre cela au crédit de Simon, il fait des efforts et dit « Papa, il faut jouer au foot / lire des livres / me donner de l'eau s'il te plaît » mais j'ai toujours un peu de mal avec cela.
C'est seulement en discutant avec une collègue et en écoutant des enfants au village que j'ai compris pourquoi Simon demandait comme cela. En effet, si on veut demander quelque chose, il faut demander directement. Ainsi, on a souvent vu des gens nous visiter et dire « de l'eau! », « il y a de l'eau ici? », « il faut donner l'eau fraîche ».
Au début c'est un peu difficile de s'y faire mais Simon qui écoute tout très attentivement à calquer sa façon de demander sur ce qu'il entendait.
Du coup, on est dans une recherche de compromis: le « s'il te plaît » est impératif et de temps en temps je le corrige sur le « il faut... »
mardi 27 avril 2010
Uniforme et fête
Il y a une dizaine de jours, nous avons assisté à la fête de départ de notre collègue Grace, fête qui était organisée par les églises monkolées. C'était la première fois que l'on assistait à une manifestation comme cela et ça a été une très bonne expérience.
On a aussi pu observer quelque chose qui est souvent fait pour un mariage ou une fête (Noël, Nouvel An, Pâque ou tout autre célébration) et qui est d'avoir un uniforme que les participants peuvent porter.
L'uniforme est en général un tissu pagne qui est choisi spécialement pour l'occasion et qui sert à identifier les participant-e-s. Il est parfois possible, concession à la modernité, que le pagne soit remplacé par un t-shirt, c'est ce que les jeunes font souvent pour des fêtes.
Donc pour la fête en l'honneur de notre collègue, un uniforme avait été choisi et nombreux étaient les personnes qui le portait (comme le montre les photos).
Ce que je trouve intéressant avec l'uniforme c'est que pour une occasion festive, on laisse la possiilité que tout le monde puisse être habillé de la même manière (ou au moins avec le même tissu). Une amie béninoise nous a dit que parfois pour un mariage, les jeunes filles peuvent choisir d'avoir le même tissu et le même modèle mais aussi les mêmes chaussures, la même coiffure, le même petit sac.
On est donc loin des traditions occidentales actuelles où, en étant un peu réducteur, la faute de gout c'est de porter le même vêtement qu'un-e autre personne lors d'une fête. Peut-être, mais je peux me tromper, cet uniforme est un moyen d'affirmer son identité et son appartenance à un groupe.Cela étant, si un groupe (comme par exemple) les jeunes choisis de faire un uniforme pour Pâque ou Noël, ils veilleront que personne d'autres dans l'église ne choisisse le même car ce serait une faute de gout.
Avec Hilary et les garçons ont avait fait faire des costumes pour la fête avec le tissu.
PS: Et pour la petite histoire, les organisateurs avaient posés quelques conditions pour le choix du pagne en termes de couleurs (pour que cela aille bien à notre collègue Grace) mais aussi il fallait que ce tissu n'ait jamais encore été vendu à Kandi (donc une sorte de tissu exclusif donc le premier ballot mis en vente a été acheté par une couturière du village).
dimanche 25 avril 2010
Santé des garçons
Une des choses dont nous sommes très reconnaissants c'est que la santé des garçons a été bonne depuis notre arrivée au Bénin. Pas de maladies graves; seulement quelques rhumes et quelques troubles digestifs qui sont rapidement passés.Et la santé des garçons est plutôt bien suivie.
Aujourd'hui, et pour la deuxième fois depuis notre arrivée à Pèdè, on a eu la visite d'une équipe de vaccination. A chaque fois ce sont deux hommes qui sont venus et qui ont fait la vaccination contre la polio (vaccin sous forme orale). Au cours de la visite ils donnent d'autres choses comme des compléments vitaminiques ou un traitement anti-parasitaire.
Ensuite, ils font un signe sur la main des garçons pour que l'on sache qu'ils ont été vu.
Ils semblent que ces équipes passent régulièrement pour faire le suivi de tous les enfants du village et s'assurer que les vaccinations sont faites. En effet, il y a régulièrement des campagnes de vaccinations. C'est dans le cadre d'une campagne gouvernementale que Benjamin avait eu, en décembre, le vaccin contre la fièvre jaune.
PS: la photo montre une indication laissée sur le portail de la concession indiquant qu'en mars on avait eu une visite de l'équipe de vaccination.