Il y a quelques jours (voir ici) j'ai fait un prédication sur Jérémie 1:1-10 dans l'église du Kandifô.
Pour la préparer j'ai d'abord imprimé le texte et commencé à relever dessus les mots importants, l'enchaînement des idées, les questions à voir, les recherches supplémentaires à faire.
C'est ce qu'on voit sur la photo suivante.
A propos de recherches supplémentaires à faire j'essaie d'utiliser le moins possible d'autres ressources que les livres publiés en Monkolé. Dans le cas de ce message j'ai recherché les références qui concernent les rois mentionnés au début du texte.
Ensuite j'ai étudié en détail les expressions qui reviennent, les paroles prononcées par Dieu, les objections de Jérémie et les réponses de Dieu.
Cela m'a permis d'arriver à un plan:
1. L'appel de Jérémie et le travail que Dieu lui confie [Kukpei Zeremi do icɛ iyi Ilaaɔ̃ í dasiɛ ku ce]
2. La réponse de Jérémie et les paroles que Dieu lui dites [Lasabui Zeremi do í ce do ide Ilaaɔ̃ í sɔ̃ɔ]
3. Les applications.
J'ai alors rédigé une version brouillon de mon message. Après avoir relu ce brouillon je l'ai recopié au propre.
Enfin, parallèlement à la recopie de mes notes au propre j'ai essayé de voir si j'avais couvert la totalité du texte au cours du message.
Cela donne la photo suivante.
J'ai souligné ou entouré les versets avec la couleur que j'ai donnée à chaque partie (elles sont indiquées - en Monkolé - au bas du document). Sur la droite sont indiquées les références des textes que j'utilisais pour aider à l'application (notamment Matthieu 28:18-20 [Matie 28:18-20] ou Ephésiens 2:10 [Efɛɛzu 2:10] ou encore 1 Timothée 4:12 [Timɔtee I, 4:12]
La raison pour laquelle je rédige un brouillon détaillé puis une copie propre c'est que comme cela je m'imprègne du texte du message et suis donc plus sûr de mon plan, plus sûr de l'enchaînement des idées.
mardi 23 janvier 2018
dimanche 21 janvier 2018
Que faire en attendant que la Bible entière soit traduite?
Il y a quelques jours j'ai fait la prédication (en Monkolé) à l'église de Kandifô. J'avais choisi de prendre comme texte Jérémie 1:1-10. Le livre de Jérémie a été traduit et vérifié durant l'année 2017 donc je trouvais bien que l'on puisse commencer à l'introduire.
Cependant ce livre n'est pas encore facilement disponible (même si il serait possible de faire des photocopies d'une version imprimée depuis l'ordinateur). J'avais donc pris la précaution de déposer une semaine avant une copie du texte.
J'étais très intéressé, au début du culte et avant la prédication, de voir quelqu'un assis devant moi avec le texte de Jérémie dans un autre langue (en Baatonou où Jérémie s'écrit Yeremi - c'est Zeremi en Monkolé).
Beaucoup de Monkolés parlent plusieurs langues et comme le Baatonou domine le nord du Bénin il est logique que beaucoup le parlent. Il est aussi logique que certains même aient acheté la Bible dans cette langue!
Et cette même personne est désireuse d'acheter plusieurs des livres de l'Ancien Testament qui peuvent être disponible individuellement
Cependant ce livre n'est pas encore facilement disponible (même si il serait possible de faire des photocopies d'une version imprimée depuis l'ordinateur). J'avais donc pris la précaution de déposer une semaine avant une copie du texte.
J'étais très intéressé, au début du culte et avant la prédication, de voir quelqu'un assis devant moi avec le texte de Jérémie dans un autre langue (en Baatonou où Jérémie s'écrit Yeremi - c'est Zeremi en Monkolé).
Beaucoup de Monkolés parlent plusieurs langues et comme le Baatonou domine le nord du Bénin il est logique que beaucoup le parlent. Il est aussi logique que certains même aient acheté la Bible dans cette langue!
Et cette même personne est désireuse d'acheter plusieurs des livres de l'Ancien Testament qui peuvent être disponible individuellement
mardi 9 janvier 2018
Les sacs envahissent l'église
Les récoltes sont très avancées dans notre région.
On voit chaque jour des camions de coton descendre vers les usines d'égrainage. Des tracteurs tirant des remorques de sacs de maïs et autres céréales circulent.
On voit aussi que les récoltes sont bien avancées car dans l'église on voit de plus en plus de sacs qui sont entreposés comme le montre cette photo.
La raison de la présence de ces sacs c'est que les gens de l'église, une fois les récoltes achevées donnent leurs dîmes et beaucoup font cela en nature. Les gens apportent donc des sacs de maïs (ou d'arachides) et les déposent à l'église.
Par la suite les responsables de l'église auront la charge de vendre le maïs pour transformer les dîmes en espèces.
Je vois combien ce système est adapté aux conditions locales: les récoltes sont la principale source de revenus donc il est pratique de collecter les dîmes de cette façon.
Se pose par contre la question de la transformation de la dîme en nature en dîme en espèce. Etant donné les fluctuations de prix des céréales, est-ce que les reponsables d'église doivent tenir compte des variations de prix pour choisir quand vendre? Est-ce de la spéculation? Ce sont des questions qui auraient mérité un CIM lorsqu'on était à l'école biblique.
CIM (ou Contemporary Issues in Mission) était une session hebdomadaire où les étudiants réfléchissaient sur des questions missiologiques pratiques liées à l'évangélisation ou à la vie d'église.
On voit chaque jour des camions de coton descendre vers les usines d'égrainage. Des tracteurs tirant des remorques de sacs de maïs et autres céréales circulent.
On voit aussi que les récoltes sont bien avancées car dans l'église on voit de plus en plus de sacs qui sont entreposés comme le montre cette photo.
La raison de la présence de ces sacs c'est que les gens de l'église, une fois les récoltes achevées donnent leurs dîmes et beaucoup font cela en nature. Les gens apportent donc des sacs de maïs (ou d'arachides) et les déposent à l'église.
Par la suite les responsables de l'église auront la charge de vendre le maïs pour transformer les dîmes en espèces.
Je vois combien ce système est adapté aux conditions locales: les récoltes sont la principale source de revenus donc il est pratique de collecter les dîmes de cette façon.
Se pose par contre la question de la transformation de la dîme en nature en dîme en espèce. Etant donné les fluctuations de prix des céréales, est-ce que les reponsables d'église doivent tenir compte des variations de prix pour choisir quand vendre? Est-ce de la spéculation? Ce sont des questions qui auraient mérité un CIM lorsqu'on était à l'école biblique.
CIM (ou Contemporary Issues in Mission) était une session hebdomadaire où les étudiants réfléchissaient sur des questions missiologiques pratiques liées à l'évangélisation ou à la vie d'église.
jeudi 21 décembre 2017
Retrouver la tête ou la santé
Préambule: l'idée de ce post est d'Hilary qui a eu ce trait d'humour en monkolé. Je ne fais que l'adapter.
La semaine dernière Eve était chagrinée car un personnage en carton qu'elle utilise parfois pour jouer était déchiré. Il avait, comme le montre la photo, perdu la tête.
Après quelques manipulations et avec un peu de scotch, Eve a été consolée et le personnage a retrouvé la tête.
En monkolé, on pourrait dire "Lafɛ̃ɛ í ba iri" c'est-à-dire cette personne a retrouvé la tête. Ce qui est amusant c'est que l'expression "ku ba iri" signifie être guéri.
Le personnage de Eve a donc retrouvé sa tête et été guéri.
La semaine dernière Eve était chagrinée car un personnage en carton qu'elle utilise parfois pour jouer était déchiré. Il avait, comme le montre la photo, perdu la tête.
Après quelques manipulations et avec un peu de scotch, Eve a été consolée et le personnage a retrouvé la tête.
En monkolé, on pourrait dire "Lafɛ̃ɛ í ba iri" c'est-à-dire cette personne a retrouvé la tête. Ce qui est amusant c'est que l'expression "ku ba iri" signifie être guéri.
Le personnage de Eve a donc retrouvé sa tête et été guéri.
mardi 12 décembre 2017
Entre l'enclume du changement de programme et le marteau de la connexion internet
Cette année scolaire est difficile.
Le titre de ce post est censé résumer les deux difficultés principales de cette année: d'un côté il y a des changements de programme importants et de l'autre notre accès à internet reste très très variable et peu fiable.
Petit à petit les nouveaux programmes sont mis en place. Cette année c'est Benjamin qui est le plus affecté.
Qui dit nouveau programme dit non seulement changement dans le contenu mais aussi changement dans la méthode de travail. Sur ce dernier point il m'a fallu un long moment pour comprendre comment suivre le programme et comment organiser les choses.
En plus, le nouveau programme fait beaucoup appel à des contenus ou des activités qui sont disponibles en ligne. Et plusieurs des choses qu'il faut faire en ligne sont suffisamment bien faites pour que ça vaille vraiment le coup d'essayer de les faire.
Et c'est là qu'intervient le "marteau de la connexion internet". On ne peut pas savoir quelle sera la vitesse de notre accès internet et on n'a aucun moyen de la prévoir. Par conséquent on ne peut pas savoir quelles activités pourront être faites ou non.
La seule solution c'est d'essayer et d'utiliser différents moyens et voir ce qui marche. Et parfois on a la bonne surprise d'avoir du haut débit et comme cela Simon peut regarder une vidéo sur YouTube, vidéo suggérée dans le cadre de son cours de musique.
Alors on essaie chaque jour d'avancer au mieux en gérant les contraintes.
Le titre de ce post est censé résumer les deux difficultés principales de cette année: d'un côté il y a des changements de programme importants et de l'autre notre accès à internet reste très très variable et peu fiable.
Petit à petit les nouveaux programmes sont mis en place. Cette année c'est Benjamin qui est le plus affecté.
Qui dit nouveau programme dit non seulement changement dans le contenu mais aussi changement dans la méthode de travail. Sur ce dernier point il m'a fallu un long moment pour comprendre comment suivre le programme et comment organiser les choses.
En plus, le nouveau programme fait beaucoup appel à des contenus ou des activités qui sont disponibles en ligne. Et plusieurs des choses qu'il faut faire en ligne sont suffisamment bien faites pour que ça vaille vraiment le coup d'essayer de les faire.
Et c'est là qu'intervient le "marteau de la connexion internet". On ne peut pas savoir quelle sera la vitesse de notre accès internet et on n'a aucun moyen de la prévoir. Par conséquent on ne peut pas savoir quelles activités pourront être faites ou non.
La seule solution c'est d'essayer et d'utiliser différents moyens et voir ce qui marche. Et parfois on a la bonne surprise d'avoir du haut débit et comme cela Simon peut regarder une vidéo sur YouTube, vidéo suggérée dans le cadre de son cours de musique.
Alors on essaie chaque jour d'avancer au mieux en gérant les contraintes.
lundi 4 décembre 2017
A propos des achats en cours de route
Une chose qui est surprenante lorsqu'on voyage au Bénin, en particulier lorsqu'on voyage du nord au sud, c'est le fait qu'il est possible d'acheter facilement (et même sans sortir de la voiture) divers produits au bord de la route. Par contre les produits en vente sont souvent très localisés.
Ainsi, il y a principalement un village entre Allada et Bohicon dans lequel on peut acheter des ananas. C'est certainement possible ailleurs mais dans ce village il y a de très nombreux stands où l'on peut acheter.
De même il y a deux ou trois endroits au nord de Savè où on peut acheter de très bonnes arachides grillées.
Enfin, c'est au sud de Dassa que l'on peut facilement acheter du gari et du tapioca (deux produits dérivés du manioc). Sur une portion d'une dizaine de kilomètres on trouve des dizaines des stands (comme sur la photo qui suit) où sont mis en vente des sacs de gari et des sacs de tapioca.
Lorsque je voyageais en bus récemment, j'ai été très intéressé de voir comment le commerce du gari s'est adapté à l'utilisation croissante des bus.
Alors qu'on quittait Bohicon, un assistant du chauffeur a fait le tour du bus et a demandé qui voulait du gari et/ou de tapioca et combien de sacs. Lorsqu'on est arrivé près d'un stand, une heure de route plus tard, une dame attendait avec les commandes. Je suppose qu'elle avait été prévenue par téléphone et en quelques secondes le paiement a eu lieu.
Alors que nous avons été plusieurs fois à Cotonou cette année, nous avons nos habitudes. On achète le gari toujours au même endroit et souvent on nous fait cadeau de tapioca (et même de couli-couli récemment qui sont des résidus de la production d'huile d'arachide qui forment des sortes de biscuits très allongés et secs).
Ainsi, il y a principalement un village entre Allada et Bohicon dans lequel on peut acheter des ananas. C'est certainement possible ailleurs mais dans ce village il y a de très nombreux stands où l'on peut acheter.
De même il y a deux ou trois endroits au nord de Savè où on peut acheter de très bonnes arachides grillées.
Enfin, c'est au sud de Dassa que l'on peut facilement acheter du gari et du tapioca (deux produits dérivés du manioc). Sur une portion d'une dizaine de kilomètres on trouve des dizaines des stands (comme sur la photo qui suit) où sont mis en vente des sacs de gari et des sacs de tapioca.
Lorsque je voyageais en bus récemment, j'ai été très intéressé de voir comment le commerce du gari s'est adapté à l'utilisation croissante des bus.
Alors qu'on quittait Bohicon, un assistant du chauffeur a fait le tour du bus et a demandé qui voulait du gari et/ou de tapioca et combien de sacs. Lorsqu'on est arrivé près d'un stand, une heure de route plus tard, une dame attendait avec les commandes. Je suppose qu'elle avait été prévenue par téléphone et en quelques secondes le paiement a eu lieu.
Alors que nous avons été plusieurs fois à Cotonou cette année, nous avons nos habitudes. On achète le gari toujours au même endroit et souvent on nous fait cadeau de tapioca (et même de couli-couli récemment qui sont des résidus de la production d'huile d'arachide qui forment des sortes de biscuits très allongés et secs).
jeudi 16 novembre 2017
Une image et un commentaire: champ de coton
Petit à petit la sécheresse commence à changer l'aspect de notre environnement. Les champs jaunissent, les récoltes commencent et la végétation disparaît peu à peu.
Il y a pourtant des champs qui restent (pour quelques jours ou semaines encore) très beaux: ce sont les champs de coton comme celui présenté sur la photo au dessus.
Les plantes de coton portent les fibres qui sont mûres et comme la saison a été bonne les tâches blanches des fibres de coton sont très belles à voir.
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