lundi 18 janvier 2010

The fraicheur is killing me (and so are thirst, hunger etc.)

A few days ago I went to Pèdè, a small village in Northern Benin where we will live. In less than a month we will move to this village but I was there this week to do some repairs to our house.

Our language helper told us that in the North of Benin, during the Harmattan season the temperatures are very low in the morning. This week, I've discovered the « fraicheur » and I understand better the following expressions that mean:

  • The fraicheur is killing me = I'm cold
  • The fraicheur was killing me = I was cold
Interestingly, there are other expressions based on the same construction:
The verb kpa means to kill or to be killed and these expressions mean
  • I'm cold
  • I'm hungry
  • I'm thirsty
  • I'm sleepy

samedi 16 janvier 2010

La fraicheur m'a tué

Fin janvier ou début février nous allons déménager à Pèdè dans le Nord du Bénin. Cette semaine je suis allé à Pèdè pour faire et superviser des travaux de réparation dans notre future maison.
Tout s'est très bien passé et la maison est très belle! On a hâte de pouvoir s'installer.

Il y a quelques temps, notre tuteur de langue nous avait dit que dans le Nord du Bénin, durant la saison de l'Haramattan, il fait très frais le matin. C'est ce que j'ai constaté et je n'avais pas anticipé qu'entre 5 et 8 heures le matin, les températures sont assez faibles pour la région. Du coup j'ai vraiment eu frais.

J'ai expérimenté le sens des expressions monkolées qu'on utilise quand le temps est frais:

PS: les expressions en monkolé ne sont pas très lisibles car je du créer une image (on écrit avec des caractères spéciaux pas forcément pris en compte).

lundi 28 décembre 2009

Paroles des garçons


Je pourrais remplir ce blog avec les phrases et expressions de Simon mais je n'ai pas vraiment la bande passante pour me permettre ce luxe.
Cela étant, il nous a fait rigoler récemment en utilisant tout à fait à propos une expression qu'il n'a pas beaucoup entendu ces mois derniers.

Un soir, je vois Simon prendre une petite valise en plastique et il me dit "je pars". Je lui demande alors "tu vas où?" ce à quoi il répond "je vais sur Facebook".
Non seulement on a trouvé cela très drôle mais en plus on a remarqué qu'il avait certainement mémorisé cette expression il y a longtemps quand on était encore en Europe avec l'internet rapide. Et plusieurs mois après il la ressort.

Quant à Benjamin, il communique et parfois il parle très fort. Ce qui est très intéressant c'est que certains des sons qu'il prononce semblent être copiés de Simon. Ainsi on l'entend dire "there" ou "izit" de la même façon que Simon le fait. Donc son grand frère est pour lui une source d'inspiration importante.

samedi 26 décembre 2009

Fin d'année au Bénin

Durant le mois de septembre, on avait vu apparaitre des stands le long des routes à Parakou avec des fournitures scolaires et un panneau qui disait RAL avec chaque lettre reprenant une couleur du drapeau béninois. Ces stands étaient destinés à préparer la rentrée scolaire et RAL signifie "la Rentrée Aura Lieu" (une campagne officielle de vente des articles nécessaires pour l'école à prix contrôlés par le gouvernement).

Depuis plusieurs semaines (juste après la fête de l'Ait) on a vu apparaitre un peu partout des stands qui vendent des guirlandes, des arbres de Noël, des montagnes de cadeaux et d'autres choses encore.
Noël donc se fête au Bénin et se prépare bien à l'avance. Et puis il y a quelques jours on a vu un panneau FAL apparaitre devant quelques stands qui vendent des quantités impressionnantes (et certains diraient préoccupantes) de bouteilles d'alcool. On n'a pas eu de mal à comprendre que ces stands signifiaient "la Fête Aura Lieu"!

Si il y a quelques temps j'avais parlé des différences météorologiques et du fait que c'était un peu perturbant (voir ici), il y a comme dans nos pays d'origine une grande période d'achats avant Noël. D'ailleurs, ces achats ne concernent pas que les guirlandes et les cadeaux. En effet, il était même difficile de trouver un tailleur capable de faire des vêtements car tou(te)s sont surbooké(e)s.

De notre côté nous avons bien fêté Noël en essayant de mélanger nos traditions.
Le 24 au soir on a fait un repas assez traditionnel français (grâce à des cadeaux que des amis nous avaient apporté durant l'été).
Le 25 au matin, Simon a ouvert ses 'stockings'. Les stockings sont une tradition britannique où le matin de Noël on offre des petits cadeaux regroupés dans une grosse chaussette de laine (genre chaussette de ski).
Ensuite nous sommes allés à l'église qui est prêt de chez nous où il y avait le culte de Noël animé par les groupes d'enfants. Tout le monde a bien aimé les chants et Simon a passé une grande partie du culte dans les bras des dames qu'il connait.
Le midi, Hilary a préparé le repas de Noël traditionnel anglais. L'ouverture des cadeaux a eu lieu après la sieste des garçons. Ouverture des cadeaux un peu délicate, Simon ne voulant pas ouvrir ses cadeaux, Benjamin voulant les cadeaux de Simon!

Donc un joyeux mélange de traditions française et britannique avec des petites touches béninoises.

samedi 12 décembre 2009

Une impression d'éloignement

Nous sommes au Bénin depuis plus de six mois et depuis quelques semaines qu'on se sent plus éloigné de l'Europe.
En effet, pendant les premiers mois après notre installation, les conditions météorologiques semblaient assez proches de celles qu'on connait de l'Europe. Certes les pluies étaient plus violentes et fréquentes mais ce n'était pas totalement différent de ce qu'on connaissait.

Cependant, depuis la mi-novembre on est entré dans la période de la saison froide (ou saison de l'harmattan). Il fait chaud et sec mais aussi frais le matin et la nuit. C'est donc un temps très différent de l'Europe et on se sent éloigné de ce que l'on connait (pour nous novembre, décembre, janvier etc. c'est pluie, froid etc.). C'est pour cela qu'on a une impression d'éloignement.

C'est aussi renforcé par la proximité d'avec Noël. Même si je ne me souviens pas d'un Noël blanc, dans mon esprit la période de Noël c'est froid, humidité, jours très courts. Or ici au Bénin, rien de tout cela. On est donc dans un environnement totalement différent et on a pour être franc une météo très agréable. Une collègue nous parlait d'une fête de Noël pour les enfants passée le soir dehors, sous les étoiles; bien différent d'un carol service.

Par contre, après la période d'intense activité commerçante qui avait précédée la fête du mouton, il y a des vendeurs d'arbres de Noël, de guirlandes, de cadeaux et de pleins d'autres choses qui se sont installés dans les rues de Cotonou et Parakou. Là, ces scènes semblent un peu familières.

Et puis il y a des avantages à avoir la météo qu'on a. En effet, Simon ou Benjamin n'ont pas besoin d'être entourés de nombreuses couches de vêtements avant de sortir.

PS: si pour Hilary et moi la météo de Noël au Bénin sera différente de nos pays d'origines, ce n'est pas le cas des collègues australiens ou sud-africains qui ont l'habitude de manger des barbecues et des salades le jour de Noël.

mercredi 9 décembre 2009

Harmattan

English translation below

Beaucoup cette année, et pas seulement des expatriés, se demandaient quand la saison des pluies allait finir. Très subitement l'harmattan s'est levé et la saison fraiche vient de commencer.

Il a fait frais (ou froid, les opinions divergent quant à l'évaluation de la température) pendant une nuit et quand je me suis levé le matin il y avait plein de brouillard. Avec le levé du soleil le brouillard a disparu.
Puis le vent s'est levé subitement et fortement. Pendant toute la matinée le vent a soufflé et là je me suis dit que c'était peut-être le début de l'harmattan. Avant le repas de midi on constatait qu'il faisait plus frais, que le végétation séchait très rapidement et qu'enfin le ciel n'était plus bleu mais blanc-gris avec la poussière qui est dans l'air.

Avec l'harmattan il fait donc très beau (le ciel est souvent très bleu sans un seul nuage) et chaud la journée mais aussi plus frais le matin. Il peut y avoir un vent fort qui emmène la poussière partout dans la maison. Et d'ailleurs on peut même sentir l'odeur la poussière maintenant.
Par contre, il est vrai que la végétation qui avait prospéré pendant la saison humide se dessèche très rapidement.

C'est donc un temps très agréable. Et puis, point positif pour Benjamin, comme l'air est devenu moins chaud et plus sec, sa peau va beaucoup mieux et les boutons de chaleur ont disparu. Par contre il faut faire attention car parfois on promène Benjamin torse nu car il a facilement chaud mais quand on croise des amis béninois, ils nous disent qu'il risque d'attraper froid à cause de la fraicheur.

* * *

The rainy season is over.

Mid-November, quite suddenly the weather has changed with the arrival of the harmattan. This means that the cooler season has started. It is very cool at night (we have a duvet now otherwise we're cold) and it can be very windy during the day. It is a very nice weather because the air is much drier and there is always some breeze but there is a lot of dust everywhere.

lundi 30 novembre 2009

Problème de ton

Le monkolé est une langue tonale c'est-à-dire qu'il y a trois tons pour prononcer certains sons. Et différents tons peut signifier différents sens. Cela crée deux difficultés: la première est d'entendre les différents tons et la seconde est de prononcer les différents tons.
Dans certains cas, on a aucune marge d'erreur car trois tons différents donnent trois mots différents. Un exemple avec le mot kpã.

Première difficulté, le son 'kp' qui n'existe pas dans la langue française et j'ai encore beaucoup de mal à le faire sortir.

Ensuite, il y a trois tons possibles pour le son 'ã' (qui se prononce [an] à savoir un ton montant (ou haut), descendant (ou bas) ou un ton normal. Pour chacun de ces tons on a trois verbes de sens différents et sans relation entre eux:
  • kpã avec un ton normal puiser
  • kpã avec un ton haut balayer
  • kpã avec un ton bas signifie porter au dos
Et pour compliquer un peu plus, il y a aussi kpãa qui signifie le chemin ou la voie.

Pour finir, j'ai dit qu'il n'y avait pas de relations entre les trois exemples de kpã ce qui est un peu faux car on peut construire la phrase suivante:

Esther í kpã Benjamin n> í kpã inyi n> í kpã ile

Soit en français, Esther a porté Benjamin au dos, a puisé de l'eau et a balayé la pièce). Noter qu'à l'écrit, on ne marque pas les tons.

PS: n> se dit [non] et signifie 'et' et '>' remplace un caractère spécial.