Ce post aurait peut-être gagné à avoir des photos mais je n'ai pas eu le temps d'en faire ni d'en rechercher dans mes archives.
Ces derniers jours nous avons commencé notre long voyage vers l'Europe. Après une étape d'une journée et demie à Parakou nous sommes arrivés à Cotonou.
Au cours des jours derniers deux petits épisodes amusants m'ont fait pensé à l'inflation.
En arrivant à Parakou j'ai remarqué que beaucoup des chauffeurs de taxi-moto portait une chemise qui semblait être l'uniforme officiel de leur profession. C'est d'ailleurs un tissu assez joli: jaune pour que les taxi-moto soient visibles et avec un chevalier dessiné dessus pour, peut-être, rappelé que le cheval est l'emblème de la ville de Parakou.
Alors que je négociais le prix d'une course très courte le chauffeur a refusé de me faire le prix que j'ai eu l'habitude de payer. En effet il m'a dit qu'il y avait eu la réforme et il a accompagné ces mots d'un geste désignant son uniforme.
Donc la livraison de nouveaux uniformes semble être un facteur d'inflation.
Par contre, en voyagant vers Cotonou Hilary a acheté des arachides en passant à un péage (lire ici pour des explications un peu plus complètes). Je me suis fait la réflexion que le prix des arachides n'a pas changé depuis 2009. On paye toujours 500 francs CFA (soit moins d'un euro) pour les trois sachets d'arachides grillées.
Là, l'inflation est inexistante ou très faible car on n'a pas pris soin de mesurer s'il y avait toujours la même quantité d'arachides par paquet.
mardi 27 mars 2018
jeudi 22 mars 2018
Routines avant le départ
Dans quelques jours nous allons partir en Europe pour quatre mois. Depuis quelques jours on se prépare donc assez activement pour ce départ.
Une des choses importantes à faire est de nettoyer la maison et différentes autres parties de la concession. C'est donc l'occasion de faire le tri de tout ce que l'on a accumulé au cours de ces deux dernières années.
Cela commence à devenir une routine car on avait fait de même il y a trois ans (lire ici). Au fur et à mesure des déchets encombrants s'accumulent et quelques semaines avant le départ on fait appel à une ONG locale qui vient enlever ce que l'on a mis de côté pour ensuite s'occuper du tri, de la valorisation et de l'élimination.
Et puis il y a une autre routine dont je me passerai bien (voir ici pour un précédent).
Vingt-quatre heures après que l'on ai fait partir nos déchets, Hilary a repéré un serpent dans la propriété. J'ai seulement été capable de localiser là où il se cachait et d'appeler des amis pour qu'ils viennent le tuer.
Mes deux amis ont tué le serpent et m'ont ensuite dit que c'est un serpent non dangereux. A la suite de cela ils m'ont dit de le jeter hors de la propriété ou de le brûler. C'est cette dernière solution que j'ai choisie comme le montre la photo ci-après.
Ce qui amusant c'est que le lendemain, voyant les cendres et les restes du serpent un ami m'a dit qu'il fallait le brûler davantage encore.
C'est la preuve que les serpents sont des animaux qui sont détestés dans notre région.
Une des choses importantes à faire est de nettoyer la maison et différentes autres parties de la concession. C'est donc l'occasion de faire le tri de tout ce que l'on a accumulé au cours de ces deux dernières années.
Cela commence à devenir une routine car on avait fait de même il y a trois ans (lire ici). Au fur et à mesure des déchets encombrants s'accumulent et quelques semaines avant le départ on fait appel à une ONG locale qui vient enlever ce que l'on a mis de côté pour ensuite s'occuper du tri, de la valorisation et de l'élimination.
Et puis il y a une autre routine dont je me passerai bien (voir ici pour un précédent).
Vingt-quatre heures après que l'on ai fait partir nos déchets, Hilary a repéré un serpent dans la propriété. J'ai seulement été capable de localiser là où il se cachait et d'appeler des amis pour qu'ils viennent le tuer.
Mes deux amis ont tué le serpent et m'ont ensuite dit que c'est un serpent non dangereux. A la suite de cela ils m'ont dit de le jeter hors de la propriété ou de le brûler. C'est cette dernière solution que j'ai choisie comme le montre la photo ci-après.
Ce qui amusant c'est que le lendemain, voyant les cendres et les restes du serpent un ami m'a dit qu'il fallait le brûler davantage encore.
C'est la preuve que les serpents sont des animaux qui sont détestés dans notre région.
lundi 26 février 2018
Parfois je suis encore surpris par la météo
A partir de la seconde moitié du mois de février on apprécie chaque matin où il fait encore un peu frais (moins de 26°C) ou encore chaque brise pas trop chaude. En effet on se prépare à l'arrivée de la saison chaude et chaque jour où la fraicheur persiste un tant soit peu est très très apprécié.
La semaine passée on a eu un premier lever où il faisait 29°C ce qui signale le début de la chaleur. Cependant le lendemain le ciel s'est couvert et on a eu des petites pluies pendant la nuit (assez pour bien nettoyer les toits et les panneaux solaires).
Et depuis quelques jours on a un temps assez surprenant: très nuageux (pas super quand on dépend du soleil pour l'électricité), pas trop chaud et assez gris. Je n'avais jamais connu cela depuis que nous nous sommes installés au village il y a huit ans. C'est plutôt la météo qu'on a au mois d'août ou durant le mois de juin.
Comme quoi on peut encore être surpris par la météo.
La semaine passée on a eu un premier lever où il faisait 29°C ce qui signale le début de la chaleur. Cependant le lendemain le ciel s'est couvert et on a eu des petites pluies pendant la nuit (assez pour bien nettoyer les toits et les panneaux solaires).
Et depuis quelques jours on a un temps assez surprenant: très nuageux (pas super quand on dépend du soleil pour l'électricité), pas trop chaud et assez gris. Je n'avais jamais connu cela depuis que nous nous sommes installés au village il y a huit ans. C'est plutôt la météo qu'on a au mois d'août ou durant le mois de juin.
Comme quoi on peut encore être surpris par la météo.
jeudi 1 février 2018
Le mécanicien n'a pas semblé trop surpris
Récemment je suis allé déposer notre voiture chez le mécanicien pour faire la vidange. Je lui ai, en plus, demandé de régler le frein à main et aussi de s'assurer que des souris n'avaient pas fait de dommages à la voiture.
Le mécanicien n'a pas eu l'air surpris de ma suggestion; les souris peuvent poser ce genre de problèmes!
L'explication de ma demande est qu'à la fin de l'année dernière des souris avaient tenté de s'établir dans la voiture.
En allant faire des courses j'avais vu des crottes de souris sur le tapis de sol. J'avais ensuite trouvé des morceaux d'arachides dans l'habitacle et sur le moteur.
Même les papiers de la voiture portaient des traces (comme le montre - peut-être - la photo).
Il nous a fallu faire usage de poisons pour s'en débarasser. Ces jours-ci je voulais juste que le mécanicien vérifie qu'il n'y avait pas de dégats. Et ma demande ne l'a pas surpris.
Le mécanicien n'a pas eu l'air surpris de ma suggestion; les souris peuvent poser ce genre de problèmes!
L'explication de ma demande est qu'à la fin de l'année dernière des souris avaient tenté de s'établir dans la voiture.
En allant faire des courses j'avais vu des crottes de souris sur le tapis de sol. J'avais ensuite trouvé des morceaux d'arachides dans l'habitacle et sur le moteur.
Même les papiers de la voiture portaient des traces (comme le montre - peut-être - la photo).
Il nous a fallu faire usage de poisons pour s'en débarasser. Ces jours-ci je voulais juste que le mécanicien vérifie qu'il n'y avait pas de dégats. Et ma demande ne l'a pas surpris.
mardi 23 janvier 2018
Préparation de prédication
Il y a quelques jours (voir ici) j'ai fait un prédication sur Jérémie 1:1-10 dans l'église du Kandifô.
Pour la préparer j'ai d'abord imprimé le texte et commencé à relever dessus les mots importants, l'enchaînement des idées, les questions à voir, les recherches supplémentaires à faire.
C'est ce qu'on voit sur la photo suivante.
A propos de recherches supplémentaires à faire j'essaie d'utiliser le moins possible d'autres ressources que les livres publiés en Monkolé. Dans le cas de ce message j'ai recherché les références qui concernent les rois mentionnés au début du texte.
Ensuite j'ai étudié en détail les expressions qui reviennent, les paroles prononcées par Dieu, les objections de Jérémie et les réponses de Dieu.
Cela m'a permis d'arriver à un plan:
1. L'appel de Jérémie et le travail que Dieu lui confie [Kukpei Zeremi do icɛ iyi Ilaaɔ̃ í dasiɛ ku ce]
2. La réponse de Jérémie et les paroles que Dieu lui dites [Lasabui Zeremi do í ce do ide Ilaaɔ̃ í sɔ̃ɔ]
3. Les applications.
J'ai alors rédigé une version brouillon de mon message. Après avoir relu ce brouillon je l'ai recopié au propre.
Enfin, parallèlement à la recopie de mes notes au propre j'ai essayé de voir si j'avais couvert la totalité du texte au cours du message.
Cela donne la photo suivante.
J'ai souligné ou entouré les versets avec la couleur que j'ai donnée à chaque partie (elles sont indiquées - en Monkolé - au bas du document). Sur la droite sont indiquées les références des textes que j'utilisais pour aider à l'application (notamment Matthieu 28:18-20 [Matie 28:18-20] ou Ephésiens 2:10 [Efɛɛzu 2:10] ou encore 1 Timothée 4:12 [Timɔtee I, 4:12]
La raison pour laquelle je rédige un brouillon détaillé puis une copie propre c'est que comme cela je m'imprègne du texte du message et suis donc plus sûr de mon plan, plus sûr de l'enchaînement des idées.
Pour la préparer j'ai d'abord imprimé le texte et commencé à relever dessus les mots importants, l'enchaînement des idées, les questions à voir, les recherches supplémentaires à faire.
C'est ce qu'on voit sur la photo suivante.
A propos de recherches supplémentaires à faire j'essaie d'utiliser le moins possible d'autres ressources que les livres publiés en Monkolé. Dans le cas de ce message j'ai recherché les références qui concernent les rois mentionnés au début du texte.
Ensuite j'ai étudié en détail les expressions qui reviennent, les paroles prononcées par Dieu, les objections de Jérémie et les réponses de Dieu.
Cela m'a permis d'arriver à un plan:
1. L'appel de Jérémie et le travail que Dieu lui confie [Kukpei Zeremi do icɛ iyi Ilaaɔ̃ í dasiɛ ku ce]
2. La réponse de Jérémie et les paroles que Dieu lui dites [Lasabui Zeremi do í ce do ide Ilaaɔ̃ í sɔ̃ɔ]
3. Les applications.
J'ai alors rédigé une version brouillon de mon message. Après avoir relu ce brouillon je l'ai recopié au propre.
Enfin, parallèlement à la recopie de mes notes au propre j'ai essayé de voir si j'avais couvert la totalité du texte au cours du message.
Cela donne la photo suivante.
J'ai souligné ou entouré les versets avec la couleur que j'ai donnée à chaque partie (elles sont indiquées - en Monkolé - au bas du document). Sur la droite sont indiquées les références des textes que j'utilisais pour aider à l'application (notamment Matthieu 28:18-20 [Matie 28:18-20] ou Ephésiens 2:10 [Efɛɛzu 2:10] ou encore 1 Timothée 4:12 [Timɔtee I, 4:12]
La raison pour laquelle je rédige un brouillon détaillé puis une copie propre c'est que comme cela je m'imprègne du texte du message et suis donc plus sûr de mon plan, plus sûr de l'enchaînement des idées.
dimanche 21 janvier 2018
Que faire en attendant que la Bible entière soit traduite?
Il y a quelques jours j'ai fait la prédication (en Monkolé) à l'église de Kandifô. J'avais choisi de prendre comme texte Jérémie 1:1-10. Le livre de Jérémie a été traduit et vérifié durant l'année 2017 donc je trouvais bien que l'on puisse commencer à l'introduire.
Cependant ce livre n'est pas encore facilement disponible (même si il serait possible de faire des photocopies d'une version imprimée depuis l'ordinateur). J'avais donc pris la précaution de déposer une semaine avant une copie du texte.
J'étais très intéressé, au début du culte et avant la prédication, de voir quelqu'un assis devant moi avec le texte de Jérémie dans un autre langue (en Baatonou où Jérémie s'écrit Yeremi - c'est Zeremi en Monkolé).
Beaucoup de Monkolés parlent plusieurs langues et comme le Baatonou domine le nord du Bénin il est logique que beaucoup le parlent. Il est aussi logique que certains même aient acheté la Bible dans cette langue!
Et cette même personne est désireuse d'acheter plusieurs des livres de l'Ancien Testament qui peuvent être disponible individuellement
Cependant ce livre n'est pas encore facilement disponible (même si il serait possible de faire des photocopies d'une version imprimée depuis l'ordinateur). J'avais donc pris la précaution de déposer une semaine avant une copie du texte.
J'étais très intéressé, au début du culte et avant la prédication, de voir quelqu'un assis devant moi avec le texte de Jérémie dans un autre langue (en Baatonou où Jérémie s'écrit Yeremi - c'est Zeremi en Monkolé).
Beaucoup de Monkolés parlent plusieurs langues et comme le Baatonou domine le nord du Bénin il est logique que beaucoup le parlent. Il est aussi logique que certains même aient acheté la Bible dans cette langue!
Et cette même personne est désireuse d'acheter plusieurs des livres de l'Ancien Testament qui peuvent être disponible individuellement
mardi 9 janvier 2018
Les sacs envahissent l'église
Les récoltes sont très avancées dans notre région.
On voit chaque jour des camions de coton descendre vers les usines d'égrainage. Des tracteurs tirant des remorques de sacs de maïs et autres céréales circulent.
On voit aussi que les récoltes sont bien avancées car dans l'église on voit de plus en plus de sacs qui sont entreposés comme le montre cette photo.
La raison de la présence de ces sacs c'est que les gens de l'église, une fois les récoltes achevées donnent leurs dîmes et beaucoup font cela en nature. Les gens apportent donc des sacs de maïs (ou d'arachides) et les déposent à l'église.
Par la suite les responsables de l'église auront la charge de vendre le maïs pour transformer les dîmes en espèces.
Je vois combien ce système est adapté aux conditions locales: les récoltes sont la principale source de revenus donc il est pratique de collecter les dîmes de cette façon.
Se pose par contre la question de la transformation de la dîme en nature en dîme en espèce. Etant donné les fluctuations de prix des céréales, est-ce que les reponsables d'église doivent tenir compte des variations de prix pour choisir quand vendre? Est-ce de la spéculation? Ce sont des questions qui auraient mérité un CIM lorsqu'on était à l'école biblique.
CIM (ou Contemporary Issues in Mission) était une session hebdomadaire où les étudiants réfléchissaient sur des questions missiologiques pratiques liées à l'évangélisation ou à la vie d'église.
On voit chaque jour des camions de coton descendre vers les usines d'égrainage. Des tracteurs tirant des remorques de sacs de maïs et autres céréales circulent.
On voit aussi que les récoltes sont bien avancées car dans l'église on voit de plus en plus de sacs qui sont entreposés comme le montre cette photo.
La raison de la présence de ces sacs c'est que les gens de l'église, une fois les récoltes achevées donnent leurs dîmes et beaucoup font cela en nature. Les gens apportent donc des sacs de maïs (ou d'arachides) et les déposent à l'église.
Par la suite les responsables de l'église auront la charge de vendre le maïs pour transformer les dîmes en espèces.
Je vois combien ce système est adapté aux conditions locales: les récoltes sont la principale source de revenus donc il est pratique de collecter les dîmes de cette façon.
Se pose par contre la question de la transformation de la dîme en nature en dîme en espèce. Etant donné les fluctuations de prix des céréales, est-ce que les reponsables d'église doivent tenir compte des variations de prix pour choisir quand vendre? Est-ce de la spéculation? Ce sont des questions qui auraient mérité un CIM lorsqu'on était à l'école biblique.
CIM (ou Contemporary Issues in Mission) était une session hebdomadaire où les étudiants réfléchissaient sur des questions missiologiques pratiques liées à l'évangélisation ou à la vie d'église.
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