Les années scolaires se suivent et se ressemblent un peu.
Chaque année il y a un peu plus de travail soit parce que j'ai un élève en plus, soit parce que les programmes changent ou alors soit parce qu'il y a davantage de choses qui sont à faire sur internet.
Or l'accès à internet chez nous est toujours un peu délicat. Même si les choses se sont améliorées par rapport au début des années 2010, les améliorations dont on bénéficie ne suffisent pas par rapport aux changements que le suivi de l'école des enfants demande.
Les améliorations sont faciles à voir. Grâce à l'accès internet dont on dispose à présent j'ai pu télécharger les manuels à l'avance.
Mais c'est aussi sur internet qu'il y a des exercices à faire (et certains sont très utiles donc l'effort de se connecter vaut le coup), des vidéos à regarder (et certaines sont en fait une partie des leçons), des évaluations à déposer (et c'est beaucoup plus pratique et rapide que par la Poste).
Une "innovation" que j'ai un peu de mal à digérer pour le moment sont les évaluations à faire directement sur internet. Le concept d'avoir une connexion stable pour une durée de temps raisonnable nous est inconnu.
Pour illustrer les difficultés que l'on rencontre parfois voici une photo du cahier de travail de Benjamin à la fin de son premier module.
Tous les petites marques roses représentent des activités sur internet que l'on n'a pas pu faire ou qui n'étaient pas disponibles. Et cela ne représente que quatre semaines de travail.
Donc pour reprendre le titre de cette note: l'école et internet? C'est compliqué!
samedi 29 septembre 2018
samedi 22 septembre 2018
Taille d'arbres
Notre propriété est entourée d'encalyptus plantés bien avant notre arrivée et qui se sont bien développés.
A plusieurs reprises depuis le début de l'année les grosses branches de certains d'entre eux sont tombées près (très près) d'une des maisons qui se trouvent dans la propriété.
Une de ces branches est tombée sur un garage et a endommagé la toiture d'un garage.
J'ai donc pensé que ce serait bien de faire tailler un peu les arbres. Après en avoir parlé à un ami il a pu trouver des hommes capables de faire cela et en deux jours ils ont taillé les eucalyptus.
On a rapidement pu voir l'effet de ces coupes car certains endroits de la propriété sont plus lumineux.
Les arbres semblent plus fragiles et surtout je me rends compte que l'idéal serait de faire couper les têtes pour diminuer leur hauteur. Par contre je n'ai pas idée de comment faire pour trouver des personnes capables de mener cette tâche à bien étant donné la hauteur des arbres.
A plusieurs reprises depuis le début de l'année les grosses branches de certains d'entre eux sont tombées près (très près) d'une des maisons qui se trouvent dans la propriété.
Une de ces branches est tombée sur un garage et a endommagé la toiture d'un garage.
J'ai donc pensé que ce serait bien de faire tailler un peu les arbres. Après en avoir parlé à un ami il a pu trouver des hommes capables de faire cela et en deux jours ils ont taillé les eucalyptus.
On a rapidement pu voir l'effet de ces coupes car certains endroits de la propriété sont plus lumineux.
Les arbres semblent plus fragiles et surtout je me rends compte que l'idéal serait de faire couper les têtes pour diminuer leur hauteur. Par contre je n'ai pas idée de comment faire pour trouver des personnes capables de mener cette tâche à bien étant donné la hauteur des arbres.
lundi 10 septembre 2018
A propos des légumes
Il est intéressant de voir ce que nos visiteurs retiennent des visites qu'ils font chez nous. Ceci m'est revenu à l'esprit récemment.
Au mois d'octobre de l'année dernière un ami du Royaume-Uni est venu passer quelques jours chez nous. L'une des premières choses qu'il m'a vu faire en arrivant à la maison (en plus de m'occuper d'une crevaison et de trouver un dépanneur pour une collègue qui avait un problème de batterie ) était le lavage des légumes que l'on avait achetés la veille à Parakou.
Pour cela je les place 20 minutes dans un mélange d'eau et de Javel de façon à éliminer tous les germes qui se trouveraient dessus. C'est le genre de choses qu'on a appris dès notre arrivée au Bénin et qui fait partie de la routine. Je fais cela tous les samedis quand Hilary revient du marché.
Notre ami a été impressionné par cela au point d'en reparler au mois de juillet dernier. Alors voici une image des légumes en train d'être baignés.
Au mois d'octobre de l'année dernière un ami du Royaume-Uni est venu passer quelques jours chez nous. L'une des premières choses qu'il m'a vu faire en arrivant à la maison (en plus de m'occuper d'une crevaison et de trouver un dépanneur pour une collègue qui avait un problème de batterie ) était le lavage des légumes que l'on avait achetés la veille à Parakou.
Pour cela je les place 20 minutes dans un mélange d'eau et de Javel de façon à éliminer tous les germes qui se trouveraient dessus. C'est le genre de choses qu'on a appris dès notre arrivée au Bénin et qui fait partie de la routine. Je fais cela tous les samedis quand Hilary revient du marché.
Notre ami a été impressionné par cela au point d'en reparler au mois de juillet dernier. Alors voici une image des légumes en train d'être baignés.
mercredi 5 septembre 2018
Une bouteille aux usages multiples
Lors d'un repas un des enfants a commencé à parler de whisky et j'ai vu que ce qui provoquait cela était la bouteille d'eau fraîche qui était devant lui.
Voici la bouteille.
Cette bouteille a sûrement commencé sa vie en tant que bouteille de whisky. C'est ce que semble indiquer l'étiquette.
Ensuite elle est arrivée au Bénin et il est possible qu'elle ait été recyclée. Elle a alors été utilisée comme bouteille pour contenir des noix de cajou. C'est ce que montre la seconde étiquette.
C'est à ce moment qu'elle est arrivée chez nous. Une fois les noix de cajou consommées la bouteille a été recyclée comme bouteille pour l'eau fraîche car elle a la taile idéale pour aller dans la porte de notre frigo.
Étant donné qu'il n'y a pas de système de collecte des ordures on doit mettre tous nos déchets dans un trou dans notre propriété. Il y a donc une incitation à essayer de ne pas trop créer de déchets et à recycler le plus possible.
Fort heureusement on a de l'aide de nos amis car les bouteilles en plastique, les boites en plastique ou encore les boites de conserve sont facilement récupérés et réutilisés par eux.
Et puis on fait parfois appel à une ONG locale qui vient récupérer nos déchets les plus encombrants (ici et là). C'est cette organisation qui s'occupe alors du tri, du retraitement et de l'élimination.
Voici la bouteille.
Cette bouteille a sûrement commencé sa vie en tant que bouteille de whisky. C'est ce que semble indiquer l'étiquette.
Ensuite elle est arrivée au Bénin et il est possible qu'elle ait été recyclée. Elle a alors été utilisée comme bouteille pour contenir des noix de cajou. C'est ce que montre la seconde étiquette.
C'est à ce moment qu'elle est arrivée chez nous. Une fois les noix de cajou consommées la bouteille a été recyclée comme bouteille pour l'eau fraîche car elle a la taile idéale pour aller dans la porte de notre frigo.
Étant donné qu'il n'y a pas de système de collecte des ordures on doit mettre tous nos déchets dans un trou dans notre propriété. Il y a donc une incitation à essayer de ne pas trop créer de déchets et à recycler le plus possible.
Fort heureusement on a de l'aide de nos amis car les bouteilles en plastique, les boites en plastique ou encore les boites de conserve sont facilement récupérés et réutilisés par eux.
Et puis on fait parfois appel à une ONG locale qui vient récupérer nos déchets les plus encombrants (ici et là). C'est cette organisation qui s'occupe alors du tri, du retraitement et de l'élimination.
jeudi 30 août 2018
Où on a redécouvert qu'on apprécie parfois la clim
Un petit luxe que l'on a découvert depuis que nous vivons au Bénin c'est la climatisation dans la voiture.
Lorsque nous avions acheté notre premier véhicule nous avions découvert qu'il avait la clim. Nous n'avions pas pensé à préciser cela lors de l'achat car on n'avait jamais eu de climatiseur dans la voiture en Europe.
A l'usage on s'est rapidement rendu compte que cela permettait des voyages plus faciles pour les enfants et les parents et que cela permettait d'être un peu moins fatigués en arrivant à destination.
Au début de ce mois, après avoir passé quelques jours à Cotonou nous sommes montés à Parakou. Etant donné que je ne pouvais pas conduire, et comme Hilary ne voulait pas faire tout le trajet au volant, nous avons demandé à un taxi que nous connaissons de venir nous chercher. Il l'a fait mais nous avait prévenu que le climatiseur de son mini-bus ne fonctionnait pas.
On s'est dit que l'on supporterait sachant que la saison n'est pas trop chaude et sachant que l'on retrouverait la clim dans notre voiture.
Sauf qu'on a très vite réalisé que le climatiseur de notre voiture était lui aussi en panne. Hilary et moi sommes donc allés déposer nos valises et avons voyagé vers le nord sans clim.
Fort heureusement un frigoriste a pu réparer cela et on a retrouver notre petit luxe.
Ce qui est amusant c'est que si on aime la clim dans la voiture on en est un peu moins fan dans les habitations.
Je me suis rappelé de cela quand nous étions à des réunions de la mission. Nous étions dans une salle climatisée et je trouvais qu'il faisait un peu trop frais à mon goût.
Et il semble que je n'étais pas le seul dans ce cas car une collègue est allée chercher une polaire en milieu de réunion.
Lorsque nous avions acheté notre premier véhicule nous avions découvert qu'il avait la clim. Nous n'avions pas pensé à préciser cela lors de l'achat car on n'avait jamais eu de climatiseur dans la voiture en Europe.
A l'usage on s'est rapidement rendu compte que cela permettait des voyages plus faciles pour les enfants et les parents et que cela permettait d'être un peu moins fatigués en arrivant à destination.
Au début de ce mois, après avoir passé quelques jours à Cotonou nous sommes montés à Parakou. Etant donné que je ne pouvais pas conduire, et comme Hilary ne voulait pas faire tout le trajet au volant, nous avons demandé à un taxi que nous connaissons de venir nous chercher. Il l'a fait mais nous avait prévenu que le climatiseur de son mini-bus ne fonctionnait pas.
On s'est dit que l'on supporterait sachant que la saison n'est pas trop chaude et sachant que l'on retrouverait la clim dans notre voiture.
Sauf qu'on a très vite réalisé que le climatiseur de notre voiture était lui aussi en panne. Hilary et moi sommes donc allés déposer nos valises et avons voyagé vers le nord sans clim.
Fort heureusement un frigoriste a pu réparer cela et on a retrouver notre petit luxe.
Ce qui est amusant c'est que si on aime la clim dans la voiture on en est un peu moins fan dans les habitations.
Je me suis rappelé de cela quand nous étions à des réunions de la mission. Nous étions dans une salle climatisée et je trouvais qu'il faisait un peu trop frais à mon goût.
Et il semble que je n'étais pas le seul dans ce cas car une collègue est allée chercher une polaire en milieu de réunion.
lundi 20 août 2018
16 jours pour revenir à la maison
Nous avons quitté l'Europe le 2 août en fin d'après-midi et nous sommes arrivés à la maison le 18. Cela fait environ 16 jours mais dans cet intervalle de temps nous avons fait pas mal de choses.
Arrivés à Cotonou très tôt le matin nous étions quand même assez en forme pour déposer les demandes de visas des enfants.
Comme je ne pouvais pas conduire à cause de ma fracture et comme Hilary ne se sentait pas de conduire toute seule jusqu'à Parakou nous avions demandé à un chauffeur de taxi de venir nous chercher tout en nous donnant six jours de marge pour que les visas puissent être faits.
Nous avons donc pu, en plus de refaire les visas des enfants, faire des courses notamment les courses de rentrée. J'espère n'avoir rien oublier d'important en ce qui concerne les fournitures scolaires car si tout va bien nous ne devrions pas retourner à Cotonou d'ici une année.
Nous sommes ensuite montés à Parakou.
Les enfants y sont restés une semaine participant à un mini-camp avec beaucoup de leurs amis. Pendant la durée du camp ils étaient hébergés chez des amis.
Pendant ce temps Hilary et moi sommes allés réinstaller notre maison et vider les valises. C'était bien d'avoir du temps pour tout remettre en route et nous étions contents de voir que la maison et la propriété étaient en bon état.
Après cela nous sommes allés retrouver les enfants à Parakou où nous avions des réunions.
C'est à l'issue de ces réunions que nous avons repris en famille la route de la maison.
Et à présent les enfants ont fait leur rentrée!
Arrivés à Cotonou très tôt le matin nous étions quand même assez en forme pour déposer les demandes de visas des enfants.
Comme je ne pouvais pas conduire à cause de ma fracture et comme Hilary ne se sentait pas de conduire toute seule jusqu'à Parakou nous avions demandé à un chauffeur de taxi de venir nous chercher tout en nous donnant six jours de marge pour que les visas puissent être faits.
Nous avons donc pu, en plus de refaire les visas des enfants, faire des courses notamment les courses de rentrée. J'espère n'avoir rien oublier d'important en ce qui concerne les fournitures scolaires car si tout va bien nous ne devrions pas retourner à Cotonou d'ici une année.
Nous sommes ensuite montés à Parakou.
Les enfants y sont restés une semaine participant à un mini-camp avec beaucoup de leurs amis. Pendant la durée du camp ils étaient hébergés chez des amis.
Pendant ce temps Hilary et moi sommes allés réinstaller notre maison et vider les valises. C'était bien d'avoir du temps pour tout remettre en route et nous étions contents de voir que la maison et la propriété étaient en bon état.
Après cela nous sommes allés retrouver les enfants à Parakou où nous avions des réunions.
C'est à l'issue de ces réunions que nous avons repris en famille la route de la maison.
Et à présent les enfants ont fait leur rentrée!
vendredi 10 août 2018
Ceci n'est pas un sachet Talon
Nous sommes revenus au Bénin depuis une semaine. Nous avons pu renouveler sans difficulté les visas des enfants.
Même si nous ne sommes partis que quatre mois c'est intéressant de voir des changements qui ont pu se produire durant ce cours intervalle de temps.
L'un deux concerne les sacs plastiques.
Presque partout où je suis allé au Bénin on trouve des sacs plastiques noirs abandonnés dans la nature (et parfois ils poussent même aux arbres). C'est quelque chose que l'on remarque dans d'autres pays africains.
Une des raisons de ce phénomène c'est que dès qu'on fait un achat (du pain, des flip-flops, des vis, des mangues ...) on se voit proposer un ou des sacs. Hilary refuse autant que possible d'en avoir et elle peut témoigner de combien c'est difficile.
Il y a quelque semaines j'ai lu sur le site de RFI que le Bénin envisageait d'interdire les sacs en plastique (lire ici). Je me suis souvenu de cela le lendemain de notre arrivée au Bénin.
On était en voiture quand Hilary a voulu acheter des fruits. La vendeuse a donc placé les fruits dans un sac plastique rose (et non pas noir) qui a commencé à menacer de se percer. Elle a alors dit que c'était un sac Patrice Talon du nom du chef de l'Etat qui souhaite éliminer les sacs plastiques noirs.
Le chauffeur de taxi qui nous conduisait a dit que ce qu'elle disait n'était pas juste. Ces sacs roses sont des sacs en plastiques légers qui viennent du Nigéria et qui sont présentés comme recyclables. Il semble que certains profitent de la fin des sacs plastiques noirs pour faire des affaires.
Le sac sur la photo ci-dessous n'est donc pas un sac Patrice Talon.
Même si nous ne sommes partis que quatre mois c'est intéressant de voir des changements qui ont pu se produire durant ce cours intervalle de temps.
L'un deux concerne les sacs plastiques.
Presque partout où je suis allé au Bénin on trouve des sacs plastiques noirs abandonnés dans la nature (et parfois ils poussent même aux arbres). C'est quelque chose que l'on remarque dans d'autres pays africains.
Une des raisons de ce phénomène c'est que dès qu'on fait un achat (du pain, des flip-flops, des vis, des mangues ...) on se voit proposer un ou des sacs. Hilary refuse autant que possible d'en avoir et elle peut témoigner de combien c'est difficile.
Il y a quelque semaines j'ai lu sur le site de RFI que le Bénin envisageait d'interdire les sacs en plastique (lire ici). Je me suis souvenu de cela le lendemain de notre arrivée au Bénin.
On était en voiture quand Hilary a voulu acheter des fruits. La vendeuse a donc placé les fruits dans un sac plastique rose (et non pas noir) qui a commencé à menacer de se percer. Elle a alors dit que c'était un sac Patrice Talon du nom du chef de l'Etat qui souhaite éliminer les sacs plastiques noirs.
Le chauffeur de taxi qui nous conduisait a dit que ce qu'elle disait n'était pas juste. Ces sacs roses sont des sacs en plastiques légers qui viennent du Nigéria et qui sont présentés comme recyclables. Il semble que certains profitent de la fin des sacs plastiques noirs pour faire des affaires.
Le sac sur la photo ci-dessous n'est donc pas un sac Patrice Talon.
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