Au mois de février dernier, et alors qu'on se trouvait dans la saison de l'harmattan (ou saison fraîche), je me souviens que certains matins il faisait autour de 23°C et on pensait que c'était un peu chaud.
Quelques mois plus tard, on se trouve dans la seconde moitié du mois d'avril donc en pleine saison chaude. Ce matin il faisait 26°C et on trouvait qu'il faisait très agréablement frais. Ca n'a pas duré longtemps car dès 8h30 il faisait bien chaud.
Cette année il nous semble que les fins de nuits sont un peu fraîches ce qui est appréciable. D'ailleurs, la femme de notre pasteur nous a confirmé cela en disant que si elle commence à dormir dehors, elle rentre dans la maison en fin de nuit. Elle disait aussi que certains cette année ne dorment pas dehors laissant entendre qu'ils trouvent qu'il peut faire trop frais.
mercredi 22 avril 2015
mardi 14 avril 2015
Peu après la naissance
Dimanche dernier il y a eu deux présentations d'enfants dans notre église. J'ai d'ailleurs eu le privilège d'être appelé par le pasteur pour tenir un des deux enfants pendant la présentation.
Ces dernières semaines il y a eu beaucoup de naissances parmi nos amis et il y a quelques petits détails que j'ai notés.
Tout d'abord, il ne fait pas bon être une maman qui vient d'accoucher à cette période de l'année. En effet, traditionnellement, la maman et le bébé doivent rester dans la maison pendant les huit jours qui suivent l'accouchement et la maman doit se reposer pendant ce temps. Une femme de la famille vient s'occuper d'elle et de la maison.
Sur le principe ça semble bien mais en ce moment c'est la saison chaude et la maman et le jeune bébé doivent donc rester enfermés ce qui n'est pas facile.
De même, si beaucoup de gens dorment à l'extérieur pendant la saison chaude, une maman et le bébé qu'elle allaite n'ont traditionnellement pas le droit de dormir dehors. Ils doivent donc rester dans la maison malgré la chaleur!
Comme je l'avais expliqué lors de la naissance de Eve (lire ici), lorsque l'enfant nait on ne dit pas son prénom (même s'il doit être déclaré aux autorités lors de la naissance). L'enfant reste donc un petit étranger ou une petite étrangère jusqu'à sa présentation.
Présentation de Eve le 25 novembre 2012
Ces dernières semaines il y a eu beaucoup de naissances parmi nos amis et il y a quelques petits détails que j'ai notés.
Tout d'abord, il ne fait pas bon être une maman qui vient d'accoucher à cette période de l'année. En effet, traditionnellement, la maman et le bébé doivent rester dans la maison pendant les huit jours qui suivent l'accouchement et la maman doit se reposer pendant ce temps. Une femme de la famille vient s'occuper d'elle et de la maison.
Sur le principe ça semble bien mais en ce moment c'est la saison chaude et la maman et le jeune bébé doivent donc rester enfermés ce qui n'est pas facile.
De même, si beaucoup de gens dorment à l'extérieur pendant la saison chaude, une maman et le bébé qu'elle allaite n'ont traditionnellement pas le droit de dormir dehors. Ils doivent donc rester dans la maison malgré la chaleur!
Comme je l'avais expliqué lors de la naissance de Eve (lire ici), lorsque l'enfant nait on ne dit pas son prénom (même s'il doit être déclaré aux autorités lors de la naissance). L'enfant reste donc un petit étranger ou une petite étrangère jusqu'à sa présentation.
mercredi 8 avril 2015
Des saisons chaudes
Le mois d'avril est bien entamé et la saison chaude aussi.
Quand, en 2011, nous avions planifié de rester quatre années au Bénin, nous savions que rester quatre ans implique passer quatre saisons chaudes. Il était clair que c'était une difficulté importante.
Alors que l'on est dans notre quatrième année, je me rends compte que chaque saison chaude aura été différente.
En 2012, je crois que c'est là qu'on a eu le plus chaud. Je me souviens qu'on avait atteint 46°C (on était en dessous de 43 cet après-midi). Mis à part cela, je n'ai pas d'autres souvenirs. Je sais que je devais m'occuper à plein temps de Simon et Benjamin car Hilary était malade du fait de la grossesse.
En 2013, les nuits étaient chaudes et difficiles car Eve (qui n'avait pas 6 mois) était souvent réveillée pour têter. Je me souviens aussi qu'on était bien crevé à la fin de cette saison chaude.
Du coup, les vacances en Europe étaient très bienvenues. Ce qui était amusant d'ailleurs c'est qu'on a fini nos vacances pendant une vague de chaleur mais nous trouvions les températures tellement agréables!
En 2014 on a passé une grande partie du mois d'avril à Cotonou donc on a évité le pire!
Pour 2015 on verra mais on sait aussi que dans quelques mois on s'approchera de l'hiver en France et peut-être qu'on pensera aux nuits chaudes du mois d'avril.
Quand, en 2011, nous avions planifié de rester quatre années au Bénin, nous savions que rester quatre ans implique passer quatre saisons chaudes. Il était clair que c'était une difficulté importante.
Alors que l'on est dans notre quatrième année, je me rends compte que chaque saison chaude aura été différente.
En 2012, je crois que c'est là qu'on a eu le plus chaud. Je me souviens qu'on avait atteint 46°C (on était en dessous de 43 cet après-midi). Mis à part cela, je n'ai pas d'autres souvenirs. Je sais que je devais m'occuper à plein temps de Simon et Benjamin car Hilary était malade du fait de la grossesse.
En 2013, les nuits étaient chaudes et difficiles car Eve (qui n'avait pas 6 mois) était souvent réveillée pour têter. Je me souviens aussi qu'on était bien crevé à la fin de cette saison chaude.
Du coup, les vacances en Europe étaient très bienvenues. Ce qui était amusant d'ailleurs c'est qu'on a fini nos vacances pendant une vague de chaleur mais nous trouvions les températures tellement agréables!
En 2014 on a passé une grande partie du mois d'avril à Cotonou donc on a évité le pire!
Pour 2015 on verra mais on sait aussi que dans quelques mois on s'approchera de l'hiver en France et peut-être qu'on pensera aux nuits chaudes du mois d'avril.
lundi 16 mars 2015
Entre expats
Il y a quelques jours, un marchand du marché de Kandi avec lequel Hilary a sympatisé est venu nous visiter.
C'est un jeune homme ghanéen qui s'est installé à Kandi il y a quelques mois à l'invitation de son frère.
Une des raisons de sa venue à Kandi est de pouvoir gagner de l'argent en vue de son mariage.
Autant Hilary que moi avons été un peu surpris que le marché de Kandi soit un endroit où on puisse gagner autant d'argent. En discutant avec cet ami, il est apparu que depuis qu'il est à Kandi, il n'a presque pas d'occasions de dépenser de l'argent à la différence de quand il vivait à Accra.
Ce qui était aussi intéressant c'est que comme nous c'est un expatrié. Il a dû apprendre à parler les langues qui sont utilisées au marché (encore que nous n'avons eu qu'à apprendre le monkolé).
Cependant, il nous a aussi dit que son père a émigré du Niger au Ghana. Il parle le Zerma et peut donc sans difficulté communiquer au marché où la langue principale est le Dendi apparenté au Zerma.
Enfin, c'est intéressant de voir que dans notre région il y a des gens qui vivent sans voyager loin. Certaines personnes du village parlent de faire un déplacement à Malanville comme s'ils faisaient un long voyage.
Mais d'autres, comme ce jeune homme, voyagent facilement et régulièrement entre les pays de la sous-région (Niger, Bénin, Burkina, Togo, Ghana) souvent d'ailleurs pour des raisons d'affaire ou de commerce.
C'est un jeune homme ghanéen qui s'est installé à Kandi il y a quelques mois à l'invitation de son frère.
Une des raisons de sa venue à Kandi est de pouvoir gagner de l'argent en vue de son mariage.
Autant Hilary que moi avons été un peu surpris que le marché de Kandi soit un endroit où on puisse gagner autant d'argent. En discutant avec cet ami, il est apparu que depuis qu'il est à Kandi, il n'a presque pas d'occasions de dépenser de l'argent à la différence de quand il vivait à Accra.
Ce qui était aussi intéressant c'est que comme nous c'est un expatrié. Il a dû apprendre à parler les langues qui sont utilisées au marché (encore que nous n'avons eu qu'à apprendre le monkolé).
Cependant, il nous a aussi dit que son père a émigré du Niger au Ghana. Il parle le Zerma et peut donc sans difficulté communiquer au marché où la langue principale est le Dendi apparenté au Zerma.
Enfin, c'est intéressant de voir que dans notre région il y a des gens qui vivent sans voyager loin. Certaines personnes du village parlent de faire un déplacement à Malanville comme s'ils faisaient un long voyage.
Mais d'autres, comme ce jeune homme, voyagent facilement et régulièrement entre les pays de la sous-région (Niger, Bénin, Burkina, Togo, Ghana) souvent d'ailleurs pour des raisons d'affaire ou de commerce.
lundi 9 mars 2015
Les choses changent (5): transition vers le numérique
A la fin de l'année dernière je devais faire développer des photos. J'avais entendu dire que c'était possible de faire cela à Kandi donc je me suis à la recherche d'un endroit pour développer les photos numériques.
En demandant à quelqu'un on m'a indiqué un endroit qui est là où se trouve le photographe. Le bâtiment où se trouve le photographe ne paie pas de mine. La peinture de la façade est très écaillée et on discerne encore que c'est bien la boutique d'un photographe.
Je suis entré dans la première pièce qui est là où se trouve l'accueil. Il y a des présentoirs très vides avec quelques rouleaux de films et quelques cadres vides. Quand j'ai demandé si je pouvais faire développer des photos on m'a dit que c'était possible et on m'a conduit dans une autre pièce où je vois un jeune homme avec travaillant derrière un ordinateur avec deux écrans. J'ai pu donner une clé USB pour faire développer mes photos.
J'ai aussi vu une troisième pièce, climatisée dans laquelle il y a une grande machine qui permet de développer les photos.
Ce qui m'a amusé dans ce magasin c'est que la succession des pièces illustre l'évolution vers le numérique.
Et apparemment il semble qu'il y ait un flux régulier de clients qui viennent faire développer des photos. Il est fort possible que le développement de l'usage des smartphones va encourager cela.
P.S.: pour d'autres posts sur les changements, lire ici à propos des casques de moto, là à propos de la surcharge des camions et là à propos du gaz et enfin lire là sur la banque.
En demandant à quelqu'un on m'a indiqué un endroit qui est là où se trouve le photographe. Le bâtiment où se trouve le photographe ne paie pas de mine. La peinture de la façade est très écaillée et on discerne encore que c'est bien la boutique d'un photographe.
Je suis entré dans la première pièce qui est là où se trouve l'accueil. Il y a des présentoirs très vides avec quelques rouleaux de films et quelques cadres vides. Quand j'ai demandé si je pouvais faire développer des photos on m'a dit que c'était possible et on m'a conduit dans une autre pièce où je vois un jeune homme avec travaillant derrière un ordinateur avec deux écrans. J'ai pu donner une clé USB pour faire développer mes photos.
J'ai aussi vu une troisième pièce, climatisée dans laquelle il y a une grande machine qui permet de développer les photos.
Ce qui m'a amusé dans ce magasin c'est que la succession des pièces illustre l'évolution vers le numérique.
Et apparemment il semble qu'il y ait un flux régulier de clients qui viennent faire développer des photos. Il est fort possible que le développement de l'usage des smartphones va encourager cela.
P.S.: pour d'autres posts sur les changements, lire ici à propos des casques de moto, là à propos de la surcharge des camions et là à propos du gaz et enfin lire là sur la banque.
mercredi 4 mars 2015
Progrès et absence de progrès
Je ne me souviens quasiment jamais de mes rêves mais il y a quelques jours j'en ai fait un que j'ai retenu et dont je suis un petit peu fier. J'ai rêvé partiellement en monkolé.
Dans mon rêve plusieurs des mes amis du village étaient présents, ils parlaient en monkolé et je comprenais ce qu'ils disaient. Après plus de cinq ans ici je suis assez content de pouvoir introduire un peu de monkolé dans mes rêves!
Si ce rêve est encourageant au niveau des progrès linguistiques, il y a encore des domaines où je peux encore faire des progrès. Un de ceux-ci concerne la chasse aux serpents. Il y a quelques jours, j'allais chercher de l'eau dans un des maisons de notre propriété (maison où une amie logeait pour le week-end) et en ouvrant une porte je vois un serpent qui s'enfuit. Après quelques minutes de réflexion, et connaissant mes limites j'ai téléphoné à un ami qui est venu le repérer et le tuer.
On dit que c'est en forgeant que l'on devient forgeron. Je ne sais pas encore comment je vais pouvoir progresser à la chasse au serpent!
Dans mon rêve plusieurs des mes amis du village étaient présents, ils parlaient en monkolé et je comprenais ce qu'ils disaient. Après plus de cinq ans ici je suis assez content de pouvoir introduire un peu de monkolé dans mes rêves!
Si ce rêve est encourageant au niveau des progrès linguistiques, il y a encore des domaines où je peux encore faire des progrès. Un de ceux-ci concerne la chasse aux serpents. Il y a quelques jours, j'allais chercher de l'eau dans un des maisons de notre propriété (maison où une amie logeait pour le week-end) et en ouvrant une porte je vois un serpent qui s'enfuit. Après quelques minutes de réflexion, et connaissant mes limites j'ai téléphoné à un ami qui est venu le repérer et le tuer.
On dit que c'est en forgeant que l'on devient forgeron. Je ne sais pas encore comment je vais pouvoir progresser à la chasse au serpent!
lundi 2 mars 2015
Saison des feux
Il y a quelques jours, alors qu'on était à l'école un des garçons dit "Papa, regarde la grande fumée!" Je regarde par la fenêtre et je vois alors une grande colonne de fumée derrière notre maison.
Depuis le début de la matinée on voyait un feu de brousse se diriger vers nous et comme il y avait pas mal de vent ce n'était plus un feu sous contrôle.
A cette période de l'année certains jours le vent souffle assez fort et certains se lancent un peu inconsciemment à brûler les champs ce qui entraîne des feux parfois spectaculaires.
Cependant je savais aussi qu'il y avait peu de risques pour nous car j'ai pris soin avec l'aide de plusieurs personnes de débroussailler tout autour de notre propriété.
En fin de matinée, il a quand même fallu agir car le feu se dirigeait vers la station-service artisanale qui se trouve près de chez nous (lire ici pour plus de détails). On imagine facilement que le passage d'un feu près d'un local plein de bidons d'essence aurait été catastrophique à tout le moins.
Un de nos traducteurs est allé parler avec le jeune homme qui s'occupe de la station et ils ont essayé de battre les flammes avec des branches d'arbres mais le feu était trop fort.
Finalement, ce même traducteur et moi nous nous sommes relayés pour jeter de l'eau sur les flammes et petit à petit contrôler le feu. Plusieurs personnes sont aussi venues nous aider et s'assurer que l'on aurait pas d'autres départs de feu dans la suite de la journée.
Depuis le début de la matinée on voyait un feu de brousse se diriger vers nous et comme il y avait pas mal de vent ce n'était plus un feu sous contrôle.
A cette période de l'année certains jours le vent souffle assez fort et certains se lancent un peu inconsciemment à brûler les champs ce qui entraîne des feux parfois spectaculaires.
Cependant je savais aussi qu'il y avait peu de risques pour nous car j'ai pris soin avec l'aide de plusieurs personnes de débroussailler tout autour de notre propriété.
Photo (pas très spectaculaire) du feu au nord de notre propriété
En fin de matinée, il a quand même fallu agir car le feu se dirigeait vers la station-service artisanale qui se trouve près de chez nous (lire ici pour plus de détails). On imagine facilement que le passage d'un feu près d'un local plein de bidons d'essence aurait été catastrophique à tout le moins.
Un de nos traducteurs est allé parler avec le jeune homme qui s'occupe de la station et ils ont essayé de battre les flammes avec des branches d'arbres mais le feu était trop fort.
Finalement, ce même traducteur et moi nous nous sommes relayés pour jeter de l'eau sur les flammes et petit à petit contrôler le feu. Plusieurs personnes sont aussi venues nous aider et s'assurer que l'on aurait pas d'autres départs de feu dans la suite de la journée.
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