mercredi 13 août 2014
dimanche 10 août 2014
Les choses changent (4): la banque
Je continue une petite série sur des changements récents que j'ai pu remarquer et cette fois le changement concerne des questions financières.
Depuis plus de deux ans, il y a une nouvelle agence bancaire de Bank of Africa (BoA) qui a ouvert à Kandi. Pendant longtemps je n'ai pas prêté attention à cela car pour toutes nos affaires financières on utilisait les services du bureau de notre mission à Parakou. Le problème était que l'on devait essayer de prévoir au mieux combien d'argent retirer car tout se paie ici en numéraire (en cash).
Après avoir ouvert un compte il y a plus de 18 mois, on a commencé à utiliser les services de la BoA. Comme j'ai passé un peu de temps dans l'agence, j'ai pu faire quelques observations.
P.S.: pour d'autres posts sur les changements, lire ici à propos des casques de moto, là à propos de la surcharge des camions et là à propos du gaz.
Depuis plus de deux ans, il y a une nouvelle agence bancaire de Bank of Africa (BoA) qui a ouvert à Kandi. Pendant longtemps je n'ai pas prêté attention à cela car pour toutes nos affaires financières on utilisait les services du bureau de notre mission à Parakou. Le problème était que l'on devait essayer de prévoir au mieux combien d'argent retirer car tout se paie ici en numéraire (en cash).
Après avoir ouvert un compte il y a plus de 18 mois, on a commencé à utiliser les services de la BoA. Comme j'ai passé un peu de temps dans l'agence, j'ai pu faire quelques observations.
- Tout d'abord, il y a toujours une longue queue et donc beaucoup de gens utilisant les services de la banque. Il semble que les gens font des retraits, des dépôts, l'encaissement de chèques mais aussi des demandes de prêts (comme des prêts pour la rentrée scolaire).
- Ensuite, j'ai croisé à la banque presque tous les artisans que j'ai eu l'occasion de cotoyer. Je crois que les banques répondent à un besoin important ici qui est de parvenir à mettre de l'argent de côté car ce que l'on n'a pas sur soi ne peut être demandé par autrui.
- Enfin, même s'il y a beaucoup de publicité pour les cartes de retraits et les cartes de paiement, et même si j'ai vu un terminal de paiement dans une station service à Kandi, il me semble qu'on reste toujours dans une économie basée sur les espèces. Les transactions se font encore avec des espèces sonnantes et trébuchantes.
P.S.: pour d'autres posts sur les changements, lire ici à propos des casques de moto, là à propos de la surcharge des camions et là à propos du gaz.
lundi 4 août 2014
Il aura fallu beaucoup de monde pour faire avancer les choses
Durant les mois de juin et juillet j'ai fait la réinscription au Centre National d'Enseignement à Distance de Simon et Benjamin pour leur scolarisation.
Sur le papier c'est un dossier assez facile à compléter; la seule particularité est que l'on doit soumettre l'avis du conseiller culturel de l'ambassade de France. C'est lui, en effet, qui dit si oui ou non l'inscription au CNED est la seule possibilité éducative pour les enfants.
Le dossier devient un peu moins facile quand il faut tenir compte du fait que l'on est à plus de 650 km de l'ambassade et que le service postal n'est pas fiable pour des navettes de documents qui doivent circuler rapidement.
Alors beaucoup de personnes ont permis que les dossiers puissent circuler:
Ensuite je n'avais plus qu'à les envoyer par internet après les avoir scannés et cela a fonctionné!
Sans entrer dans le détail des péripéties, on a eu une situation similaire pour réceptionner les documents pédagogiques qui venaient de France. Là encore une chaîne de personnes a participé:
Que toutes les personnes nommés ici soient remerciés de leur aide.
A présent, il ne reste plus qu'à commencer les cours.
Sur le papier c'est un dossier assez facile à compléter; la seule particularité est que l'on doit soumettre l'avis du conseiller culturel de l'ambassade de France. C'est lui, en effet, qui dit si oui ou non l'inscription au CNED est la seule possibilité éducative pour les enfants.
Le dossier devient un peu moins facile quand il faut tenir compte du fait que l'on est à plus de 650 km de l'ambassade et que le service postal n'est pas fiable pour des navettes de documents qui doivent circuler rapidement.
Alors beaucoup de personnes ont permis que les dossiers puissent circuler:
- Dorothé les a imprimés et envoyés de Parakou à Cotonou par service de messagerie ATT.
- A Cotonou, Alex les a portés à l'ambassade et récupérés quand ils étaient signés.
- Alex les a renvoyés à Parakou par service ATT.
- Dorothé les a réceptionnés et donnés à Marie-Claire qui a fait la liaison avec un chauffeur de taxi.
- Goudah le sus-nommé chauffeur de taxi les transportés à Kandi où je les ai récupérés.
Ensuite je n'avais plus qu'à les envoyer par internet après les avoir scannés et cela a fonctionné!
Sans entrer dans le détail des péripéties, on a eu une situation similaire pour réceptionner les documents pédagogiques qui venaient de France. Là encore une chaîne de personnes a participé:
- Stevie, une collègue, a récupéré les colis au service de colis express à Cotonou.
- Elle les a confiés à Alex qui les a expédiés à Parakou.
- Fiona, une autre collègue, les a récupérés (après une petite attente pour les localiser) et nous les a amenés à la maison (il se trouvait qu'elle venait nous visiter!).
Que toutes les personnes nommés ici soient remerciés de leur aide.
A présent, il ne reste plus qu'à commencer les cours.
jeudi 31 juillet 2014
Igname bouillie
Je poursuis ma présentation des plats que l'on mange régulièrement (pour une introduction, lire ici).
Certains plats sont saisonniers c'est-à-dire que l'on ne peut les manger que dans certaines saisons. C'est le cas des plats à base d'ignames.
Dans le nord du Bénin, on trouve les ignames nouvelles à partir des mois juillet ou août et elles conservent assez bien pendant plusieurs mois. Cependant, à partir de avril il est plus difficile d'en trouver de bonne qualité. Il y a donc des périodes pendant lesquelles on ne mange plus d'ignames.
Il existe un grand nombre de variétés d'ignames.
Certaines peuvent être pilées mais d'autres se mangent plutôt bouillies. Dans ce cas elles peuvent être coupées en gros morceaux et mangées avec de la sauce (comme sur la photo).
Il m'est parfois arrivé de les couper en morceaux encore plus petits et de les sauter. Je n'ai pas encore lancé cela comme plat même si les frites d'ignames existent déjà.
Les autres plats présentés dans cette série sont: akassa, ouaké, igname pilée, les pâtes et les plats de riz.
Certains plats sont saisonniers c'est-à-dire que l'on ne peut les manger que dans certaines saisons. C'est le cas des plats à base d'ignames.
Dans le nord du Bénin, on trouve les ignames nouvelles à partir des mois juillet ou août et elles conservent assez bien pendant plusieurs mois. Cependant, à partir de avril il est plus difficile d'en trouver de bonne qualité. Il y a donc des périodes pendant lesquelles on ne mange plus d'ignames.
Il existe un grand nombre de variétés d'ignames.
Certaines peuvent être pilées mais d'autres se mangent plutôt bouillies. Dans ce cas elles peuvent être coupées en gros morceaux et mangées avec de la sauce (comme sur la photo).
Il m'est parfois arrivé de les couper en morceaux encore plus petits et de les sauter. Je n'ai pas encore lancé cela comme plat même si les frites d'ignames existent déjà.
Les autres plats présentés dans cette série sont: akassa, ouaké, igname pilée, les pâtes et les plats de riz.
dimanche 27 juillet 2014
Marque d'appréciation?
Avec la saison des pluies commence une sorte de compétition dans notre propriété, compétition dans laquelle j'essaie de vaincre les herbes qui poussent très très rapidement.
J'ai essayé les désherbants chimiques qui sont assez efficaces mais malheureusment ils laissent les herbes au sol. Récemment, je me suis mis à sarcler c'est-à-dire à enlever les herbes à la houe. Alors que je travaillais, une dame qui travaille pour nous me dit, après m'avoir salué "ì sisi amanɛ dũdũ" (tu copies / imites un homme noir).
Je suis sûr qu'elle ne faisait pas référence à mon costume (tout de noir vétu) mais plutôt à mon activité.
Je ne pense pas que mon imitation a été des meilleures car ce travail a été difficile et à mis mes muscles à rude épreuve. Mais le résultat final était satisfaisant, les herbes étaient éliminées. Eve en est d'ailleurs très contente car elle peut se promener sans avoir l'impression de devoir lutter contre la brousse.
P.S.: quelques jours après un jeune homme est venu proposer ses services pour sarcler et il a fait une grande partie du sarclage.
J'ai essayé les désherbants chimiques qui sont assez efficaces mais malheureusment ils laissent les herbes au sol. Récemment, je me suis mis à sarcler c'est-à-dire à enlever les herbes à la houe. Alors que je travaillais, une dame qui travaille pour nous me dit, après m'avoir salué "ì sisi amanɛ dũdũ" (tu copies / imites un homme noir).
Je suis sûr qu'elle ne faisait pas référence à mon costume (tout de noir vétu) mais plutôt à mon activité.
Je ne pense pas que mon imitation a été des meilleures car ce travail a été difficile et à mis mes muscles à rude épreuve. Mais le résultat final était satisfaisant, les herbes étaient éliminées. Eve en est d'ailleurs très contente car elle peut se promener sans avoir l'impression de devoir lutter contre la brousse.
P.S.: quelques jours après un jeune homme est venu proposer ses services pour sarcler et il a fait une grande partie du sarclage.
dimanche 13 juillet 2014
Dust bowl, sécheresse
David Shukman, journaliste à la BBC a écrit un blog post intéressant sur la sécheresse en Arkansas aux Etats-Unis et les risques de disparition des sols que cela entraîne ('Oklahoma drought kindles spectre of 1930s 'Dust Bowl'' lire ici, en anglais). Sans pour autant dire que je comprends tout le stress que cette situation représente pour les agriculteurs de cet état, vivre dans le nord du Bénin m'a permis de découvrir comment dans certains milieux l'environnement peut être très fragile.
Quelques phrases de ce blog post pourraient s'appliquer ici:
En tous cas, après quelques semaines d'incertitude, les pluies semblent se mettre en route petit à petit. Un des problèmes cependant est qu'ici les pluies sont très localisées et que si elles ont été bonnes ces derniers jours au village, pour certains dont les champs sont à quelques kilomètres cela n'a pas été le cas.
Quelques phrases de ce blog post pourraient s'appliquer ici:
- "All too often here, when the land is baked dry, the winds can strip away an inch of precious topsoil in as little as 24 hours, soil that has taken centuries to form." A chaque fin de saison chaude, nous avons des petites tempêtes de poussière qui sont spectaculaires mais qui sont aussi de la terre des champs qui est arrachée.
- "The technique of "no-till" agriculture - in which ploughing is avoided and stubble is deliberately left standing in fields - reduces the amount of farmland exposed to the winds." Un des problèmes que l'on voit ici est qu'il y a de moins en moins d'arbres et que les étendues exposées au vent sont de plus en plus importantes.
En tous cas, après quelques semaines d'incertitude, les pluies semblent se mettre en route petit à petit. Un des problèmes cependant est qu'ici les pluies sont très localisées et que si elles ont été bonnes ces derniers jours au village, pour certains dont les champs sont à quelques kilomètres cela n'a pas été le cas.
lundi 7 juillet 2014
30 ans à célébrer
Il y a de cela quelques semaines j'étais à un mariage et pour plusieurs raisons c'était l'un des plus beaux mariages auquel j'ai assisté. Une des raisons est qu'à un moment de la cérémonie, notre pasteur a mentionné que lui et sa femme allaient célébrer leurs 30 ans de mariage.
J'ai trouvé cela très touchant et surprenant. En effet, il est très rare que nos amis mentionnent leurs anniversaires de mariage.
Dimanche dernier, notre pasteur et sa femme ont donc organisé une petite célébration histoire de fêter avec les gens de l'église leur trentième anniversaire de mariage. C'était un beau moment et on était très heureux d'être là.
On en a profité pour faire une photo de Samuel et Hélène.
Il y a deux choses intéressantes quant à cette photo:
Enfin, ce post est une occasion de rendre hommage à Samuel et Hélène qui depuis quatre ans nous aident beaucoup et dans beaucoup de domaines (garde des enfants, apprentissage de la langue et de la culture, entretien de la maison et de la propriété, traduction etc... la liste est très longue).
J'ai trouvé cela très touchant et surprenant. En effet, il est très rare que nos amis mentionnent leurs anniversaires de mariage.
Dimanche dernier, notre pasteur et sa femme ont donc organisé une petite célébration histoire de fêter avec les gens de l'église leur trentième anniversaire de mariage. C'était un beau moment et on était très heureux d'être là.
On en a profité pour faire une photo de Samuel et Hélène.
Il y a deux choses intéressantes quant à cette photo:
- Tout d'abord, c'est rare que l'on voit des couples ensemble. Pour plusieurs des mes amis mariés, j'aurais du mal à reconnaître leur femme car on voit très rarement mari et femme ensemble.
- Ensuite, Hilary a réussi à les faire sourire tous les deux. Normalement, sur ce genre des photos les gens gardent toujours une pose très solennelle.
Enfin, ce post est une occasion de rendre hommage à Samuel et Hélène qui depuis quatre ans nous aident beaucoup et dans beaucoup de domaines (garde des enfants, apprentissage de la langue et de la culture, entretien de la maison et de la propriété, traduction etc... la liste est très longue).
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